Concours"Des mots pour voir" / Tien An Men 1989Participations en français langue maternelle |
Ces textes sont le travail d'une classe de seconde à partir de la célébrissime photographiede la place Tien An Men

Textes présentés par une classe de seconde (France)
texte 67 Rémy A. Stéphane Z. Jeremy C.
Le 4 juin
1989, les chinois se sont révoltés contre le gouvernement pour
avoir plus de liberté, le 5 juin 1989 la première victoire des
chinois
grâce à un soldat qui restera gravé dans notre mémoire
Cette nuit , je n'avais pas dormi car j'ai longtemps pensé à
ce qui
était arrivé à mes
camarades qui étaient étudiants . Je savais que la révolution
que l'on
menait contre le régime de dictature communiste de mon pays allait
marquer les esprits des communautés internationales en leur montrant
que
nous aussi, nous avions soif de démocratie. Je décidai donc aujourd'hui
de poursuivre l'action avec mes amis pour
défendre nos droits et nos libertés.
Je me rendais sur la place Tian an Men mêlé à quelques
manifestants
encore en colère du massacre de la veille. Nous parlions entre nous
et
je sentais déjà le désarroi nous mettre dans l'impasse.
Les chars et les
canons envoyés par le régime ont eu raison de notre cause.une
fois de
plus.Je serrais mes dents et mes poings à l'idée d'abdiquer malgré
tout
ce sang ces morts. La fatigue avait meurtri nos efforts et la fermeté
du
régime avait réussi à nous disperser.
Dans une dernière insolence , les chars alignés en file indienne
quittèrent la place par la voie principale. Ils respiraient la
discipline et la maîtrise absolue et lorsque le char de tête arrivait
à
ma hauteur je ne supportais plus d'être à l'écart sur ce
trottoir
laissant la loi du silence reprendre le dessus.Non !Je ne pouvais pas.et
d'un seul coup guidé par mettre à défi le gouvernement
et sans aucunes
questions,.comme un piquet , je bondis au milieu de la voie , face au
premier tank qui arrivait sur moi.
Je me sentais plus lourd de colère et de vérité que les
vingt cinq
tonnes d'acier devant moi. Je n'entendais ni les moteurs , ni les
chenilles , ni les cris de mes camarades. Seule la passion et la
confiance me guidaient. Je mes sentais libre et la mort avait à ce
moment une raison.un cri intérieur. J'étais seul et pourtant
la force et
la puissance de mes gestes étaient à la hauteur de mes convictions.
je
parvenais alors à modifier la trajectoire des chars. Le premier fit
quelques mouvements pour m'esquiver mais à chaque fois la réponse
fut la
même : " l'empêcher de circuler pour m'opposer au pouvoir,
tel un
dompteur face aux fauves, je répondais par le courage. "
Pour quelques secondes ma vie représentait l'espérance du peuple,
la
liberté d'expression. Je ne cédais pas.
Mes compagnons en me bousculant venait rompre ce dialogue fou et me
suppliaient d'arrêter mes efforts. Je finis par céder , heureux
d' avoir
donné un geste
d'espoir indélébile.
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texte 68 Anne-Sophie C. Carolyn P.
Le 5 juin
1989 est une date historique dans l'histoire de la Chine.
En effet, un jeune homme arrêta une dizaine de chars sur la plus grande
place de pékin : la place Tian An Men. Ces chars avaient été
appelés
afin de réprimer des manifestations. Une foule de Chinois avides de
liberté s'étaient opposés violemment au régime
communiste qui y répondit
par des massacres.
Au premier
plan, notre héros, tel David, ose défier le premier Goliath
de ferraille faisant ainsi stopper la colonne de blindés. Son rôle
est
mis en valeur par le jeu des contrastes, c'est-à-dire, qu'il occupe
la
partie la plus claire de la photographie, en opposition aux plus foncés
qui représentent les monstres mécaniques sur une route. Ce choix
d'éclairage symbolise l'acte héroïque de ce jeune dissident
et en même
temps ces différences de teintes jouent tels une métaphore.
En d'autre termes, cette blancheur illustre le caractère innocent et
pacifique de "l'anti-soldat", tandis que le noir insiste sur l'aspect
violent et aveugle de la puissance armée.
Enfin, cette photo de l'agence Magnum est devenue célèbre parce
que ce
jeune Chinois incarne la résistance et la volonté de liberté
de tout son peuple.
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texte 69. Audrey B. Alexie A.
Le 5 juin
1989, la place Tian an Men à Pékin, capitale de la Chine, fut
le lieu d'un grand rassemblement contestataire remettant en cause le
régime communiste totalitariste chinois. Aussi bien étudiants
qu'ouvriers brimés et persécutés par ce gouvernement se
sont retrouvés
sur cette place pour manifester leur mécontentement. Leur but étant
d'obtenir plus de libertés et de droits d'agir et de penser.
Des groupes
d'étudiants et d'autres composés d'ouvriers exposant leur
envie de liberté et d'expression débarquèrent, venant
de tous côtés sur
la place Tian an Men au centre de Pékin. J'étais un manifestant
parmi
tant d'autres ressentant une inutilité, j'avais le désir d'accomplir
une mission inhabituelle, mémorable, restant ainsi gravée dans
les
mémoires pour l'éternité et si c'était possible
pouvant empêcher de
pareilles atrocités morales.
Je décidai
alors de faire part de mon plan à mes amis. Nous prenâmes la
fuite pour nous rendre dans notre lieu de discussion habituel, un vieil
hangar, où nous élaborâmes notre stratégie. Chacun
apportait ses idées à
tour de rôle. Soudain, un éclair de génie me traversa l'esprit
lorsqu'un
de mes camarades prit la parole. Je l'arrètai dans son élan pour
exprimer l'idée qui germait au fond de moi. Ils approuvèrent
un à un et
me félicitèrent de ma trouvaille.
Le lendemain,
tout était prêt, j'avais rendez-vous à neuf heures
précises, lorsque les chars commençaient à recirculer
après le massacre.
Sur le grand boulevard devant la place Tian an Men, un défilé
de
machines destructives débarquait.
Cela allait
être le moment de se lancer. Des frissons parcouraient tout
mon corps et mon coeur battait la chamade. Un doute me parvint à
l'esprit mais je savais que je ne pouvais plus reculer face à ce défi.
Je traversai en poussant des coudes la foule qui m'encerclait de toute
part et je m'élançai comme un oiseau, seul contre tous au milieu
de
cette immense route. Les bras écartés telle la colombe prenant
son
envol, je me précipitai devant le premier tank, espérant tout
de même
qu'il s'arréterait, car je savais très bien que cet acte risquerait
de
me coûter la vie, ce qui ne représentait pas grand chose étant
donné les
circonstances.
Cette
bête métallique fonçait devant moi et j'essayais tant bien
que mal
de lui couper le passage par ma présence. A cet instant, j'entendis
des
hurlements provenant de la foule suivis de cris de joie et
d'applaudissements par milliers. Un seul homme avait temporairement
réussi à bloquer la multitude de chars, tel David contre Goliath.
C'est
alors que mon coeur s'emplit de joie, je venais d'accomplir un geste
héroïque pour la nation. Pris dans cette euphorie gigantesque,
je
n'avais aucune envie de m'échapper. Cependant, pour garder mon anonymat,
un de mes camarades courut jusqu'à moi et m'agrippa pour m'emporter
dans
le peuple et disparaître, avant que les autorités ne me découvrent
et me
fassent enfermer.
Quelques
instants plus tard, je réalisais mieux tout ce qui venait de se
produire et me rendais enfin compte des risques que je venais de prendre
pour sauver les miens de leur oppression. Je fermais les yeux et priais
pour que cette manifestation de liberté soit non seulement bénéfique
à
la Chine mais également au reste des gouvernements du monde qui, en
apprenant l'évènement, ne reproduirait pas cette dictature dans
leur pays.
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texte 70 Christophe G. Adrien M.
Comme
bien d'autres pays de la planète, la Chine a été soumise
à un
régime totalitaire. C'est pourquoi, pour se libérer du joug d'un
tel
gouvernement et réclamer leur démocratie, les étudiants
chinois ont
envahit la place Tiananmen , à Pékin, le 4 juin 1989.
Afin d'évacuer
la place, le gouvernement en place n'a pas hésité à
envoyer la force militaire face à une foule désarmée et
inoffensive. Les
soldats ont fait feu sur les centaines de milliers de jeunes étudiants,
chômeurs et ouvriers qui avaient investis la place. A bord de chars et
pourvus de fusils automatiques et de grenades offensives ils se sont
avancés vers les manifestants qui, à mains nues ou armés
de simples
bâtons ont tenté en vain de répliquer. Les personnes ayant
miraculeusement échapper à la fusillade étaient frappées
à coups de
crosse et leurs crânes défoncés. Dans la nuit zébrée
de balles
traçantes, Les chars ont continué à foncer sur la foule,
balayant tout
sur leur passage et écrasant sous leurs chenilles des dizaines de jeunes
gens. Le massacre occasionne le décès d'un nombre incalculable
de
victimes innocentes.
La photo
de cette place, prise par Stuart Franklin, le lendemain de ce
carnage, montre cinq de ces chars remontant la place déserte, à
l'exception d'un jeune homme figé devant la colonne de blindés.
Cette
photo est caractéristique du rapport de force disproportionné.
En effet,
elle montre l'opposition d'un seul homme à une troupe de monstres
d'acier. A travers cette oxymore, l'humain est confronté aux machines.
Cette image développe une impression d'impuissance, accentuée
par la
contraste existant entre le vêtement blanc de l'homme et les couleurs
sombres des chars. Ce minuscule point blanc est le symbole de la liberté
prise au piège dans cette machine de guerre
Un étudiant
qui arrête une colonne de chars; l'image symbole du peuple
chinois face à un régime aveugle!
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texte 71 Marie-Caroline B.
Historique du 3, 4 et 5 juin 1989
Le 22
avril 1989, lors des funérailles de l'ancien secrétaire général
du
parti communiste et réformateur démocrate Hu Yaobang, les étudiants
organisèrent des manifestations pacifiques à sa mémoire
à Sanghai, Pékin
et dans d'autre villes. Hu était devenu un des héros pour les
libéraux
chinois pour avoir refusé de réprimer durement des mouvements
étudiants
survenus en décembre 1986 ; ce geste lui avait valu d'être destitué
de
ses fonctions en janvier 1987
Malgrè
l'appel lancé par le gouvernement après les obsèques d'Hu,
les
manifestations en faveur de la démocratie se pousuivirent, les
manifestants réclamant la destitution du dirigeant suprême de
la Chine,
Deng Xiaoping et d'autres officiels communistes.
Choississant
la politique de fermeté de Li Peng, soutenu par Deng, le
gouvernement envoya L'armée sur la place Tian An Men. Dans la nuit du
3
au 4 juin 1989, l'armée de libération populaire ouvrit le feu
sur les
manifestants, tuant de 3000 à 5000 personnes, en blessant 10000 autres,
et arrêtant des centaines d'étudiants et de citoyens. Après
l'intervention des militaires, le gouvernement effectua de nombreuses
arrestations, suivies de procès sommaire, interdit la presse étrangère
et contrôla fermement la presse chinoise. Bien qu'il ait réprimé
des
manifestations similaires depuis le milieu des années 1980, la
répression extrêmement violente de celle de la place Tian An Men
provoqua une condamnation internationale du gouvernement chinois.
21 heures.
L'ordre nous a était enfin communiqué.
Nous étions tous là. Tous les étudiants de la villes s'étaient
réunis
sur cette place de Tian An Men. Tout ce que nous désirions c'était
la
démocratie. Nous ne demandions que la liberté de notre peuple.
Liberté :
un mot que n'apprend aucun enfant à l'école ; oppression, injustice,
inégalité, voilà les seuls mot que peut apprendre un enfant.
De nombreux
ouvriers et d'autres citoyens nous avaient rejoins dans notre lutte pour
la démocratie.
22 heures.
Mes deux amis Yoshimo et Pinhk étaient à côté de
moi quand nous vîmes
une immense colonne de char se diriger vers la place. Une volonté de
me
battre enfin mélée de peur nous envahit tous. Quelque fois c'était
la
peur qui dominait,alors de nombreuses cédèrent à la panique
et
s'enfuirent, quelque fois les gens oubliaient complètement leur peur
et
ne pensaient plus qu'a se battre. La colonne de char arriva enfin sur la
place ; nous n'avions que des pierres pour nous défendre tandis que
les
militaires tiraient avec leurs armes démoniaques sur les milliers de
citoyens qui tombaient dans un cri de douleur. Nous étions pas de taille
contre ces monstres de métal.Je voyait certain de mes amis tomber dans
un coup de feu et cela ne me donnait que plus d'ardeur au combat ; je
cesissais tout ce qui pouvait se trouver à ma porté et l'envoyait
sur
nos ennemis.
Le soleil
se levait sur la place découvrant ainsi tout autour de moi des
milliers de corps sans vie baignant dans leur sang. Tout ceci était
le
résultat de notre nuit,de ma nuit. Je venait de m'engager dans l'armée
et c'était la première fois pour moi que je
devais tuer, bien que nous avions étés entrainés mais
seulement sur de
vulgaire mannequin pour le tir, on ne nous avait pas préparés
psichiquement à tuer, et la
réalité est toujours plus dure à affronter que n'importe
quel
entrainement. J'ai vu des gens tomber à chaque coups de canon, des
hommes hurlés quand je tirait.
Nous avions
étés envoyés sur la place Tian An Men suite à cette
manifestation d'étudiant ; parmis eux, mes amis, mais aujourd'hui je
devais faire abstraction de tout cela. En effet à 22 heures, nous avions
reçus l'ordre de disperser la foule de manifestant par n'importe quel
moyen : la force et la barbarie. Je du me résoudre à obéir
à mes
supérieur et tuer. Cette nuit c'était enfin terminée et
je devais
contempler les corps de nombreux amis soit mort soit mutilés par la
violence des tirs de la nuit dernière.
J'avait l'impression de ma trouver en plein centre d'une guerre sans
merci. La vue de tout ce sang me répugnait et petit à petit la
fatigue
m'envahit. Le lendemain matin de nombreux corps mutiler jonchés le sol
dans un véritable lac de sang. En temps qu'homme je n'étais pas
très
fier de ce que je venais de faire. Plus tard dans la matinée nous dûmes
quitter la place. L'ordre venait de mon supérieur qui lui, apparemment
n'avait aucun remords sur l'action de cette nuit alors nous quittâmes
cette place maudite.
Je roulais
dans mon char au milieu de l'avenue déserte et tout autour de
moi cette population qui nous observait, prête a bondir quand. tout à
coup je vis ce char passer devant moi. Je voulais montrer la puissance
du peuple face à la soit disant puissance du gouvernement. Alors je
me
mis au milieu de l'avenue et barra le passage à moi seul à tout
une
colonne de char.
Je vis
en face de moi un homme à peu près de mon âge se planter
là,
droit comme un piquet devant mon char : ne sachant que faire, j'essayais
de le contourner mais à chaque fois, ce petit torero se remettait sur
mon chemin.Je m'arrêtais perplexe. Il s'était enfin arrêtait.
Je
crégnais qu'il ne m'écrase, mais il n'en fit rien.
J'entendais
mes supérieurs qui hurlaient dans mon casque de l'écraser
afin de montrer au peuple notre puissance, cependant je ne pouvais me
résoudre à en tuer encore un. Ce n'était que des étudiants
: ils étaient
si jeunes et j'en avais assez tués la veille : ce peuple était
le mien,
mes amis, ma famille. Comment faire ? Lui laisser la vie sauve et
désobéir à un ordre ? Ou bien obéir en parfait
soldat bien discipliné et
tuer l'un de mes compatriotes ?
Je voyais
à travers une espèce de petite meurtrière le visage de
l'homme
qui conduisait ce char. Il avait l'air déconcerté, sûrement
parce qu'il
était très jeune : environ 21 ans. Au milieu de toute cette folie
il
était comme tout le monde,il ne savais pas quoi faire.
Tous mes
concitoyens me lançaient des cris d'encouragement pour ne pas
craquer bien que j'étais certain que ce monstre de féraille n'avancerait
plus.
Je ne
vis pas grand chose à travers ma meurtrière de l'homme qui se
trouvait en face de moi.Cependant, ce qui ma frappa le plus ont étés
ses
yeux,des yeux qui
me disaient tu nous as trahit !
J'avais
honte,honte de ce que j'étais devenu : une machine à tuer au
service d'un gouvernement d'oppression. Et soudain. J'aperçu au loin
mes deux amis Yoshimo et Pinhk me rejoindre pensant qu'ils m'aideraient
à tenir la colonne en respect cependant à ma grande surprise
il
m'emportèrent avec eux de peur que d'autres membres de l'armée
ne me
massacrent.
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texte 72 Christelle T.
Dans la
nuit du 5 juin 1989, des milliers d'étudiants se sont réunis
sur
la place Tienanmen à Pékin dans le but de demander "plus
de démocratie".
Le gouvernement a paniqué et a envoyé des chars pour faire évacuer
cette
place. Des étudiants furent blessés et même tués,
massacrés lors de
cette descente militaire. Le lendemain matin, lorsque les chars
quittent la place, un jeune homme tente de les arrêter et c'est à
ce
moment-là que cette photo a été prise.
Je suis
au bord de la route, et j'observe la scène : tous ces chars qui
reviennent de la place Tienanmen sans se préoccuper du terrible massacre
de cette nuit. Je sais que plusieurs de mes amis ont été blessés
cette
nuit et peut-être certains en sont morts.
Je ne
peux pas rester là, et simplement regarder ; quelque chose me
pousse à agir pour montrer que moi, je ne suis pas d'accord avec tout
ça. Je vais sûrement faire quelque chose d'insignifiant aux yeux
de tout
le monde : je veux traverser cette route et m'arrêter devant ces chars.
Je risque peut-être ma vie mais je veux leur tenir tête au nom
de tous
les étudiants.
Je me
lance et je les vois qui se rapprochent... Je regarde autour de
moi tout le monde m'observe, l'air inquiet ne comprenant pas.
J'avance
encore pour être sur leur trajectoire puis je m'arrête. Je n'ai
pas peur, je reste droit devant eux, ils se rapprochent toujours et
semblent ralentir. J'entends la foule qui hurle peut-être ont ils peur
pour moi ?...
Je sais
qu'il y a des journalistes et des photographes postés non loin
derrière moi à l'affût du moindre événement
et je veux justement qu'ils
immortalisent la scène quoi qu'il arrive pour graver dans les mémoires
ce jour.
Mon cour
bat vite, je crois finalement que j'ai peur. Dois-je rester là
?. Peut-être suis-je entrain de vivre les derniers moments de ma vie.
Je
ferme les yeux, ils sont devant moi. Ils se sont arrêtés. Tout
le monde applaudit.
Je retrouve
le courage et je reste là: Mais, le premier chars de la
file, celui qui a ma vie entre ses mains, tentent de finalement me
contourner. Il ne pourra pas me tuer car cette mort ferait un terrible
scandale. Je résiste en faisant quelque pas à gauche puis à
droite.
C'est à ce moment-là qu'un ami vient m'arracher de la situation
pour me
ramener parmi la foule dans laquelle je vais disparaître sans laisser
de
traces, de nom, ou d'explication que de toutes façons je ne pourrais
donner.
J'espère seulement avoir percuté les esprits et gravé
dans les idées que
même un homme peut faire changer les choses.
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texte 73 Nicolas B. Romain C. Hélène G.
L'action
se passe le 4 juin 1989 lors de la manifestation des étudiants
sur la place Tian An Men à Pékin.
Une troupe
de blindés défilait sur cette place, lorsqu'un jeune homme,
étudiant ou ouvrier, jaillit de la foule pour s'opposer à l'avancée
des chars.
Ce jeune homme, qui devait avoir une vingtaine d'années, portait dans
ses deux mains deux sachets et avait une chemise blanche.
Ce qui
surprend dans ce cliché est la détermination de ce garçon
à
vouloir arrêter la course de ces chars. Toute cette colonie d'amas de
ferraille brune humiliée par une dérisoire silhouette blanche.
Le char
qui menait le défilé essayait de tourner à gauche et à
droite
mais le jeune chinois s'interposait toujours avec quelques pas latéraux.
Le blindé s'était donc retrouvé impuissant devant cette
frêle barricade
humaine. Ce plan symbolise donc la victoire du petit David sur le géant
Goliath c'est à dire dans ce contexte, la résistance du peuple
Chinois
lors du soulèvement de Tian An Men.
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texte 74 Vincent R.
Sujet : un conducteur de char qui raconte sa journée.
Le gouvernement
nous avait envoyés sur cette place, la place Tian An
Men, pour déstabiliser, arrêter les manifestants qui réclamaient
la
destitution du dirigeant suprême de la Chine, Deng Xiaoping. L'état
d'urgence était proclamé et nous étions sur le qui-vive
vingt-quatre
heures sur vingt-quatre dans l'attente du coup de sifflet qui nous
ferait grimper dans nos chars, nos engins de malheurs, nos engins de
destruction que toute la population redoutait tellement qu'au moindre
roulis audible de nos chenilles, les manifestants se dissiperaient sans
mots dire pour nous laisser passer et dicter notre loi.
Ce jour
là, le 4 juin 1989, tout ne se passa pas comme prévu. Le coup
de
sifflet retentit dans la caserne et nous nous sommes tous mis sur le
chemin de la place. C'était moi qui ouvrais le cortège, nous
étions
alignés, et moi, en première ligne, menait à la baguette
ce convoi de
métal. J'étais fier d'être le premier, fier d'être
le meneur et tout
simplement, fier d'être là et j'arborais fièrement les
couleurs
communistes de mon pays, prêt à lutter contre toutes les attaques
si
bien extérieures qu'intérieures. Celle-ci était intérieure
et les
opposants, les miens mais je me devais de protéger mon gouvernement.
Arrivé à quelques minutes de Tian An Men, l'imprévu survint
de nul part
et se posta devant la lignée, ma lignée, de blindés et
la stoppa net.
L'imprévu était chinois, debout, droit, déterminé
et prêt a tout pour
défendre ses convictions. Il se tenait devant nous comme une barrière
si
frêle et pourtant si indestructible car elle représentait les
idées de
millions de chinois. Nous ne pouvions que la contourner mais en vain,
nous avions certes une puissance illimitée mais notre maniabilité
était
incomparable à celle d'un homme ou plutôt d'un héros.
Cette situation
était très cocasse car nous ne pouvions entreprendre le moindre
action
de violence contre cet opposant sous peine de risquer une totale guerre
civile. Nous avions les poings liés, un part la politique, l'autre
part
les idéologies.
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Texte 75
Le 4
juin 1989, des milliers d'étudiants de nationalité chinoise
se
sont réunis sur la place Tian An Men dans le but de manifester afin
d'obtenir
plus de liberté .
Le gouvernement a paniqué en raison de l'ampleur que prenait la
manifestation . Pour cette raison, le gouvernement prit la décision
d'envoyer
sur place une importante armée de chars pour faire évacuer la
place . Les
étudiants décidés à défendre leur opinion
contestèrent l'idée de se retirer .
Face à la résistance du peuple chinois, l'armée envisagea
d'employer la force
. Les chars persécutèrent la foule . De nombreuses personnes
ont été victimes
de cet affront . Par peur, les derniers manifestants quittèrent les
lieux .
Je faisais moi même parti de ce mouvement populaire . Je fus
révolté par cette violence . Je n'ai pas supporté de
voir mes camarades se
faire massacrer . C'est pourquoi je me sentis dans le devoir de défendre
l'honneur de mes compagnons .
Le lendemain je me rendis à nouveau sur la place Tian An Men alors
que les
chars prenaient la route . Soudain, je me précipitai devant l'immense
file de
tancks pour leur obstruer le passage . J'étais seul contre toute une
armée et
je n'éprouvais aucun sentiment de peur . L'armée resta immobile
pour éviter
tout autre scandale .
Un de mes amis vint me rejoindre et m'incita à se sauver en me
tirant par la main et les chars repartirent .