Concours"Des mots pour voir" / photographie anonymeParticipations en français langue maternelle24/02/01 |

texte
62 Priscilla Pandore
première
S lycée
Marguerite de navarre; Bourges
Eh ! toi,
pourquoi tu pars ? J'aime bien ta compagnie. Tes baisers sur mon visage qui
éclairent mon chemin tous les jours, j'y pense la nuit, quand tu me
quittes.
Eh ! toi, pourquoi tu pars ? J'aime bien ta compagnie. Eux, ils ne savent pas,
ils ne perçoivent pas ta chaleur. Moi, je la comprends, elle est tendre.
Tu as bien essayé de te cacher dès mon arrivée. Machination,
langueur ineffable, ternes images emprisonnées du premier lieu que mes
yeux ont parcouru. Essai d'éclairage dans mon coeur, tu n'étais
pas encore là. L'ampoule s'est mystifiée à toi en attendant,
en attendant que tu arrives.
Eh ! toi, pourquoi tu pars ? J'aime bien ta compagnie. Salue moi encore une
fois. Encore et encore. Comme lorsque la vérité est apparue.
Réalité, globalité, ensemble de merveilles, vers moi,
pour moi. Ampoules, au revoir. Je te vois, tu me salues, je t'ai salué.
Eh ! toi, pourquoi tu pars ? J'aime bien ta compagnie. Toujours présent
lors de la fête, lors de la fête que je donne pour toi, dans mon
coeur, dans le champs où tu te révèles. Animations, doux
et heureux moments, inoubliables. Partage de rires, déjeuners, jeux,
par ta présence.
Eh ! toi, pourquoi tu pars ? J'aime bien ta compagnie. Parfois, du mal m'envahit.
Soucis, bêtises juvéniles, c'est nul. C'est vrai. Un soupçon,
un regard, un espoir, la joie reviens. Je suis détendue, heureuse, un
nouvel instant, le temps d'un nouveau regard, d'un nouveau souffle, d'un nouveau
jour jusqu'à sa fin...
Eh ! toi, pourquoi tu pars ? J'aime bien ta compagnie. J'avance plus vite,
toi, tu te ballades. Tu aimes bien me faire tourner la tête, pour que
je te cherche. J'avance plus vite que toi, je le sais, et tu le devines. Pas
après pas, seconde après seconde, l'instant approche. Mon attention
? Toujours présente, je suis captive dans tes flammes. Emotion, banalité,
sentiments, choisis vite. Mon heure arrive. Peut-être, tu me confieras
ta passion pour moi. Je serai pénétrée de ta chaleur,
dans tout mon corps, dans tout mon être. Mon âme brûlera
pour toi. Ou alors, fin d'un instant, d'une série de joies, fin terne,
chaude, froide, vive, bizarre, celle de tout ceux qui t'auront connu. Fin tragique,
incontrôlable, concevable, inévitable.
Eh ! toi, pourquoi tu pars ? J'aime bien ta compagnie. Je te serai toujours
fidèle. Tes absences, c'est oublié, véritablement effacé
de moi. Rigueur légère, qui te sauve, rédemption par amour.
Ta nature secrète, silencieuse, rayonnante me trouble, m'inquiète
merveilleusement. La fin, elle est là, et tu partiras, comme toujours,
mais cette fois, je serai avec toi. Tu le veux, je le sais. On m'a dit que
corps, âmes, joies, plaisirs étaient liés. Rêve,
paix, illumination, avec toi, pour toujours.
C'est vrai, n'est-ce pas ?