Elèves du lycée français de New-York / Karine HaimoVelasquez Juan de Pareja Metropolitan museumConcours "Des mots pour voir"17/09/01 |
Cet homme devant moi a un air brutal. Il a la bouche fermée à peine tracèe mais si vivante, prête à s'ouvrir pour vous parler, les lèvres serrées et les yeux qui vous fixe bien. Il est entouré de douze autres tableaux majestueux : des familles nobles avec leur chien ou des reprèsentations de la Vierge Mary. Mais lui seule ressort de la pièce car il semble dire la verité mieux que tout les autres. L'ironie est que lui aussi est figé comme les nobles ou les vierges autour de lui mais il est plus sincère. Son regard est ce qui vous pènetre, vous plonge dans une intrigue. Il sait quelque chose de plus que les autres et que vous. Son regard est si puissant qu'il nous blesse. D'un coup d'oeil, il vous a compris. Il semble vous devoiler le monde et une verité cruelle mais il semble aussi rester trop bon pour vous. Voici où apparait le dèbut de son arrogance. Ses grands yeux noirs mais rouge de fatigue, peu dessinès mais profond grâce aux couleurs sombres sont la clé du tableau. La verité, l'histoire se cache dans ses yeux. Cet homme ne sourit pas, ne fronce pas les sourcils. Il a l'air calme mais ses traits de visage sont brutaux Il y a une précison incroyable dans ce personnage. Tout les petits détails sont présents, comme la broderie de son col en forme de flaçon de neige. Les coups de pinceau sont fins et detaillès. La peinture est lisse pour que le personnage ressorte. Avec un minimum de peinture, avec une grande sobriète, une rèalite est crée. La peinture est batie comme une pyramide qui vient diversifier une sèrie de contrastes. La couleur grise chante avec le blanc de la collerette. Le gris froid du fond crèe de l'air et de l'espace autour du corps, de l'habit gris noir d'un ton plus chaud. Les cheveux épais et la moustache noire encadre le visage couleur de cuivre de Juan. Cet homme est un personnage simple, un esclave mais ici c'est un homme a titre officiel, voici peut être la raison de fièrté dans son regard. Il est peint des hanches à la tête. Il est debout et pas de face. Il se tient droit, le menton bien haut puis la main posée sur son ventre. Sa posture est exagerée. Juan se tient trop bien. Il se trouve superieur car il a un certain recule, il se moque. Les couleurs du tableau connotent cet air officiel. Le noir est la couleur du deuil puis le rouge puissant des lèvres de Juan est la couleur du sang. Il y a aussi du blanc, couleur de pureté. Juan signifie cette pureté car lui n'est que deguisé en homme à titre. Il joue un rôle. Il n'essaille pas de faire passer son titre et son argent en premier. L'effet brutal du statut de Juan est crée par les couleurs froides mais grâce à ce blanc elles deviennent plus chaudes. En s'eloignant de la peinture pour sortir de la salle, on semble avoir compris un peu du secret retenu par Juan. Il voulait qu'on perçoit son air moqueur et arrogant. Ses yeux vous suivent jusqu'au quatre coins de la salle, il ne vous lache pas. Il a gagné, vous l'avez remarquez et vous ne l'oublierez pas.