Elèves du lycée français de New-York / Sophie De La ServetteRembrandt Portrait d'un homme portant des gants Metropolitan MuséumConcours "Des mots pour voir"17/09/01 |
La complexité de ce tableau est sûrement la première chose qui m'a attirée par ce portrait. L'air grave, presque triste de cet homme m'a donnée envie d'aller plus loin dans tableau. L'homme representé, serein, tient dans sa main gauche une paire de gants blancs. Son habit est constitué d'une cape noire surmontée d'un grand col blanc . Il pourrait probablement être celui d'un prêtre par la forme triangulaire du col et la sobrieté de l'ensemble. Un chapeau lui assombrit le visage et dessine sur ses yeux et sa bouche, déjà si peu expressifs, une disimulation des expressions du visage. Blanc, blanc, prêtre, la sainteté est partout en première vue dans ce portrait. Mais un premier coup d'oeil n'est jamais suffisant. En effet, bien que l'homme ai une apparence angelique sous un premier abord, le crime est en fait, partout. Le style du clair/obscur employé par Rembrandt pour ce portrait est une opposition symbolique: noir/blanc, comme en fait, l'apparence et "l'interrieur" du portrait. Le Noir, representation du mal et de la mort se contredit avec le Blanc, en tant que pureté et innocence. L'homme est un criminel, c'est certain. Peu à peu, lors de la "decouverte" du tableau, sont dévoilés des indices jusqu'à former un vrai "dossier judiciaire". Du rouge-rosé est deposé tout autours de sa bouche. Qui dit rouge dit sang. En effet, pourquoi l'homme a-t'il enlevé ses gants? Tout simplement car après avoir commis le meutre, ceux-ci étaient sale et tachés de sang. On ne voit même que le "bas" des gants, pour dissimuler les preuves. Le chapeau lui même dissimule l'homme, comme les foulards des malfaiteurs. Le plus impressionant de tout cela, une diagonale, dans la construction geometrique du tableau, pourtant si classique, si simple, s'avers être "l'arme du crime". Elle est formée à elle seule par le chapeau, la bouche tachée de sang et les gants. Le trio incontournable du meurtre, ou peut être même du cannibalisme que cet homme a put engendrer. Canibalisme car les traces de sang sur la bouche ne sont certainement pas innocentes. Son apparence de prêtre elle même cherche à "embrouiller", et a dissimuler tous ces details. Rembrandt dans ce portait semble dennoncer le Clergé, en fesant sous-parraitre cet aspect religieux. La religion est omniprésente dans ce tableau, qui affecte jusqu'à la construction du tableau. La croix, symbole très ambigu, se retrouve à deux endroits dans le portrait. Symbole religieux mais avec aussi une très grande connotation mortuaire, une première croix est formée par le chapeau et le visage. Une seconde est constituée de l'ensemble nez-moustache-bouc. Ces croix incarnent bien la complexité de ce tableau, et la "double-face"de l'homme. Toutes ces données sont comme un "dossier judiciaire". Les gants tant qu'à eux, clé du mystère et leurs importance dans le titre, sont en fait l'explication même du tableau. Ils sont "l'arme du crime", et l'expression "tenant les gants" du titre, tel que la responsabilité du meurtre commis, malgrès sont apparence innocente et pour tout ensuite si douteuse.Le titre se