Elèves du lycée français de New-York / Rodina Deratus

Michel-Ange Buonarroti peint par Jacopino del Conte en 1540 : Metropolitan museum of Art

Concours "Des mots pour voir"
17/09/01

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michelange

Il est assis devant moi, il ne dit pas un mot, il me regarde tout silencieux, mais ces yeux me reprochent. Il m'avait donné rendez?vous il ya une semaine et Je viens de lui dire que je n'ai plus de toile ou de bois sur lequel le peindre. Son regard me montre sa desaprobation. Il commence à me faire peur. Il me dit "Sbriatela da solo." Un peu paniqué j'attrape mon dernier tableau en boît complet sur lequel est peint la Sainte Famille. Il me demande pourquoi je l'ai choisis je lui répond pour le faire rire "Dans l'esprit de l'humanisme!" Mais il ne rit pas, il me dit "Comrninciamo." Je sors de la salle pour prendre mon matériel et quand je reviens il est assis dans la chaise que je lui ai désignée. Je m'assois sur mon tabouret, je ramasse mon pinceau et puis je le regarde. Ah! Il sourit! Jusqu'à présent je ne savais pas qu'il était capable de sourire. Sa tête est tournée vers ma droite mais il me regarde droit dans les yeux et sa main gauche se repose sur la bras de la chaise. Après que j'ai commencé à recouvrir mon oeuvre avec de la peinture àhuile marron claire presque dorée, il me dit à travers son sourire, "Voglio cho comminci dalla testa." Je suis indigné mais je continue a recouvrir l'autre peinture. Après avoir fini, son sourire ridicule et hypocrite à mes yeux n'est plus là, il se peut que les muscles de sa figure se sont fatigué. Je commence finalement à peindre sa tête en commençant par ces yeux d'un marron si foncé il sont presque noirs. Ils sont vides de toutes émotions à l'exception de la curiosité, une curiosité qui est aussi montrée dans son sourcil élevé. Son front large, est couvert de nombreuses rides, causées par la simple action de soulever son sourcil ou par le temps. Je continue avec son nez pointu, dont la pointe semble toucher sa lèvre supérieure qui est recouverte par une moustache, puis sa barbe coupée en forme de trapèze renversé et ses pommettes saillantes. Je finis sa tête en peignant ses cheveux broussailleux et son oreille qui apparaît à droite. Je peins un petit peu du col de sa veste et sa chemise. Le soir où je finis sa tête je me lève de mon tabouret et le regarde de loin. Les ombres crées par l'angle de sa tète et son sourcil élevé le font sembler un peu à un fou. Son 1 oreille est aussi un peu décollée ce me fait penser qu'il est possible qu'il l'ait mis à cet angle parce que s'il mettait sa figure exactement en face de la mienne il avait l'air d'une vase à deux anses. Mais dès le début ses mains me fascinent. Elles sont grandes et belles, des vraies mains d'artistes. J'imagine qu'il est gaucher, car sa main repose sur le bras de la chaise avec un tel aise que je ne peux pas imaginer une autre explication. Quand je finis sa tête, je commence immédiatement avec cette main. Elle est aussi ridée et active que sa figure. Son pouce, aussi bien que ses autre doigts excercent un force sur le bout de chaise entre ses mains. Il commence encore àme faire peur. Il aurait pu être en train de tenir tenir un poignard dans sa main mais c'est mon imagination qui me rend paranoïaque. Je peins ses doigts un à un, surperposés et épais. Quand je finis avec sa main je réalise que tout ce qui à d'important de ce corps ridé et recourbé, est déjà sur cette planche de bois. Ce n'est même pas la peine que je peigne son corps fatigué recouvert de son habit de bonne qualité. Tout ce qui lui reste est sa tête pleine de créatiions et ses mains prêtent à les réaliser. Je peins ce qui aurait été le fond, d'une peinture complète pour faire apparaître ce qui aurait été son fantôme. Je crée l'encadrement de la peinture , il est en bois, dessus je peint un motif en or. Toute lumière est comme attirée par le tableau, il est éblouissant. Il évoque chez l'observateur la même curiosité retrouvée dans les yeux de Michel-Ange Buonarroti. Et moi, Jacopino del Conte, ai été cet observateur pendant des mois, ai souffert le dernier regard noir de Michel-Ange quand je refusai de peindre le reste de son corps....