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Concours "des mots pour voir" session 2004

 

Textes en français langue étrangère catégorie B ( plus de 16 ans et demi) 

De  552 à  595

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552. Francois Clouet: Elisabeth d'Autriche louvre (16)


Je m’appelle Francois Clouet, et je suis le peintre royal à la cour du roi de France Charles IX. J’ai été ici déjà 30 ans. De 1540 jusqu’à  aujourd’hui l’an de 1570, 4 mois avant le mariage de Charles IX de la France et Élisabeth d’Autriche.
J’ai recu une commande de peindre la future femme du roi. Il voudrait un portrait d’elle avant le mariage le 26 novembre. J’ai un peu peur  d’Élisabeth, je crois qu’ elle est une femme sévère.
J’ai attendu la reine plusieurs heures maintenant, c’est très agacant ! Ses femmes de chambre m’ont  dit qu’elle va venir bientôt, ce ne sera pas  long. À la fin elle est ici. Je peux comprendre pourquoi elle ca a pris si longtemps, sa toilette: elle est  si  ornée et maquillée Elle est très belle, la plus belle femme j’aie jamais vue.
Avant que je commence à peindre je recois des instructions strictes de peindre son ornament de cheveux parce qu’en ce temps mal assuré c’est important que  le peuple respecte et ait  peur de la famille royale. Elle porte des symboles de la force, de l’autorité et du pouvoir. En plus de l’ornament des cheveux, elle a de grandes perles sur sa poitrine, elles donnent une impression de l’impénétrabilité, de la vigueur et de l’ invulnérabilité
J’ai eu des problèmes de captiver ses yeux. Je ne les comprends pas, ils sont très foncés et profonds, mais ce qu’elle pense vraiment, je ne peux pas le voir. Elle a une facade à travers laquelle  je ne peux pas traverser.
J’ai  appliqué des couleurs douces et employé beaucoup de nuances. Pour sauvegarder le tableau dans une atmosphère mystérieuse..
Maintenant le tableau est achevé, mais je ne peux pas le lâcher. Je suis fasciné de la femme, parce qu’elle est pleine de mystère et de douceur cachée qui m’ensorcèlent.

553. Jeune fille au miroir – Titien louvre(35)



C’est un de mes premiers portraits. En premier plan on peut voir une jeune fille qui se fait belle, elle est placée devant un grand miroir d’oval dans lequel elle se regarde avec admiration. Elle est très éclairée en contraste du fond sombre, elle a la peau délicate et claire – un symbole de beauté en ce temps. Bien qu’elle soit belle, elle a une attitude comme si elle est égocentrique et seulement pense à son apparence et ses couleurs  sont très froides, un symbole qu’elle est une fille froide. Au fond il y a un homme qui a un petit  miroir qu’il a placé devant elle, l’homme est son amant secret que l’a gâtée tout le temps. Les couleurs dans l’amant sont très chaudes et passionnées, c’est un symbole de les sentiments de l’homme provoqués par sa beauté.

D’où vient ce motif ? J’y réfléchis. Tout à coup je comprends : c’est évidemment d’un des poèmes de Pétrarque - « Mon Ennemi » où le miroir est aussi le rival de l’amant. C’est l’amour que l’amant ne peut pas obtenir ? Ou bien  l’amant est tombé très amoreux d’elle, mais elle est parfaitement aveuglement prise de sa propre image et elle n’aime pas l’amant. J’ai peint cette peinture parce que c’est une situation très intéressante, en ce temps la beauté était la chose la plus importante – peut -être plus important que l’amour. C’est d’ailleurs la même situation qu’aujourd’hui ce qui fait le tableau actuel et éternel.

 

554. Caillebote Les raboteurs de Parquets ORSAY3

 

Folie de Création (tragédie quasi - antique)    
Les personnages :
Caillebotte
Mère de Caillebotte
Raboteur 1
Raboteur 2
Raboteur 3
Chœur


Prologue
(L’Hôtel familial de Caillebotte, rue de Miromesnil, Paris; la mère de Caillebotte dans le salon, elle porte une robe rouge)
Mère:
Ô! L' Espagne!
Mon pays aimé,
t’es comme la santé,
il faut t'estimer!
Aujourd'hui, ta beauté
me souvient de gaieté
de mes années que j'ai passées
là, à m'amuser!
(Caillebotte entre, elle lui parle)
Mon chéri! Tu es bien d'accord que l'Espagne est le plus beau pays du monde?
Caillebotte:
Ma mère, tu sais que je t'aime, mais tu sais aussi que, pour moi,  ma patrie est plus importante que le pays de Don Quichotte! Si j'étais d'accord avec toi, je rejetterais mon opinion et cela serait la hiérarchie entre nous et non plus la relation! Ce qui n'est pas d'accord avec l'esprit humain...
Mère:
Gustave! Finis avec tes théories philosophiques! Fous moi la paix!
 (Il sort vexé)
Parodos
Choeur:
Ce brave homme, né à Paris en  1848 ne sait pas encore
 que ce jour là il va créer un tableau magnifique!Sa famille riche voulait  qu'il devienne un licencié en droit, mais il a fait un choix tragique  et s'est consacré à la peinture!
Après son voyage en Italie, le jour malheureux viens: il entre à l'Ecole de Beaux –Arts et devient un élève de Léon Bonnat. Sa passion est son fatum: il commence à acheter des tableaux de ces impressionnistes maudits : Pissarro, Manet, Monet, Cézanne, Degas… Il ne connaît pas encore son destin...
Episode 1
(Caillebotte revient au salon où il n'y a personne, regarde un tableau impressionniste)
 Caillebotte:
Etre ou ne pas être...Ce n’est plus la question pour moi! Peindre pour vivre ou vivre pour peindre... En voilà une!
(Mère entre)
Mère:
Gustave! Arrête!Ce n'est pas bon pour la santé! Prends tes légumes! J'ai une chose à te dire mon petit lardon!
(Caillebotte commence à manger du petit pois aux lardons)
Caillebotte:
Quoi?
Mère:
J'ai invité aujourd'hui les raboteurs pour qu'ils nous fassent un joli parquet à la mode espagnole.
Caillebotte:
Quoi?! Mais je veux travailler! Ils me gêneront!
Mère :
Je m’en fiche ! Ils viendront ! Et c’est mon dernier mot !
Caillebotte :
Alors moi, je m’en vais !
Mère :
Mais dis donc, c’est quoi ce comportement ?
Caillebotte :
J’en ai marre ! Ce n’est pas juste !
Mère :
Gustave ! Ca suffit ! Calme toi ! Tu ne mangeras pas ton dessert !
Caillebotte :
Ce n’est pas grave ! Je n’aime pas cette sacrée tarte aux pommes ! Je sors !
(Il claque la porte)
Mère :
Bon… S’il ne veut pas, je peux manger cette tarte…
(Quelqu’un frappe à la porte)
Mère :
Ah ! Ce sont les raboteurs. J’arrive !
(Elle ouvre la porte)
Mère :
Bienvenue chez moi ! Vous commencez tout de suite ! Vous devez finir avant que mon fils revienne !
Raboteur 1 :
Bonjour madame, la compagnie des meilleurs raboteurs à Paris vous salue, nous sommes à votre service.
Raboteur 2 :
Nous vous ferons un nouveau parquet dans quelques heures. Vous verrez une différence immense ! Ô ! La tarte aux pommes ! C’est pour nous ? Vous êtes trop gentille, il ne fallait pas… mais merci, on mangera avec plaisir !
Raboteur 3 :
Beurk…
(Ils sortent leurs outils, une bouteille du vin et un verre. Ils commencent à travailler…)
Stasimon 1
Chœur :
O tempora, o mores!
Tout change, même la peinture!
Elle ne transmet plus des valeurs, ce qui attend la publique.
Impressionnisme ? Qu’est – ce que cela signifie ?
Cette instantanéité, cet emploi des touches, des virgules,
ces valeurs claires, ces couleurs dissociés…
Pour un laïque cela veut rien dire, 
mais pour Caillebotte et lui pareils c’est la vie ou la mort…
 Episode 2
(Trois hommes nus jusqu’à la taille sont à genoux sur le parquet d’une chambre vide, noyée de lumière, ils poncent le sol en chuchotant. Caillebotte entre irrité)
Caillebotte :
Maman, ils sont encore là ? Quelle odeur… Comment vais-je peindre un tableau pour le Salon ? Je dois me dépêcher !              
(Soudain, il s’arrête)
Caillebotte :
Quelle image, mais c’est merveilleux ! Quelle lumière, quelle perspective ! Ca peut être un sujet pour mon tableau… Cette scène urbaine aura du succès ! C’est sur ! Je vais créer un chef - d’œuvre !
Raboteur 1 :
Silence, on travaille !
Raboteur 3 :
Oui…
Caillebotte :
Travaillez ! Travaillez ! Et laissez – moi créer !
(Il court euphorique)

Stasimon 2

Chœur :
Quel esprit ! Quel homme !
Sa sensibilité pour la beauté est un vrai don des dieux !
Sûrement, il créera plusieurs chefs d’œuvres malgré les difficultés
Et les critiques de la foule ! C’est un héros tragique !
Il sacrifierait tout pour la peinture…

Episode 3

(Caillebotte revient avec ses toiles, ses pinceaux et ses peintures à l’huile)

Caillebotte :
Toi ! Mets toi un peu à gauche et non pas en face de moi ! Oui, génial !
Vous deux, faites semblant comme vous parleriez… Regardez – vous et posez le marteau entre vous.
Oui, c’est ça… Ne bougez pas…

Raboteur 1 :
Mais on travaille… on n’est pas des modèles quand même !

Raboteur 2 :
Ca vous coûtera en plus, monsieur.

Raboteur 3 :
Bof… encore un fou…

Caillebotte :      
Ma mère payera tout… elle est riche !

Raboteur 3 (en chuchotant) :
Et non pas plus normale que vous, monsieur…
Ce travail est dangereux. On peut rencontrer des hommes vraiment étranges.

(La mère entre, elle reste au fond de la chambre et observe son fils)

Mère (à elle – même) :
Comment il est concentré, on voit bien son génie… Quelle expression, quel mouvement de main, quels traits doux. Il est fermé dans son propre monde, il est perdu dans son travail ! Il faut le laisser tranquille… Je sors.

Caillebotte :
Cette lumière est idéale, leurs dos brillent dans le soleil comme le poussière des étoiles. Mon âme flotte…
C’est mieux quand je les vois par le haut et non pas par le bas… Et puis cette bouteille à droite… elle est bien à sa place !

Raboteur 1 :
J’en ai marre de cette lumière, il fait chaud et je ne vois rien !
Caillebotte :
Encore quelques minutes… J’ai presque fini…
Stasimon 3
Chœur :
O, l’art !
Personne ne te comprend, mais tout le monde t’aime !
Tu es la déesse devant laquelle les gens s’agenouillent…
Tu veux des sacrifices et tu les vaux !
Caillebotte, Cézanne, Manet, Monet, Pissarro, Degas, Renoir et tous les autres
créent pour toi et ta dignité et non pas pour le peuple !
Gloire à eux !

Exodos

(Caillebotte en extase…)

Caillebotte :
J’ai fini !!!
(Il jette ses outils, et s’agenouille devant son tableau)
Caillebotte :
C’est exactement ça ! Je le voulais… Maintenant je peux mourir heureux !
Raboteur 3 :
Enfin ! Mon dos… quelle douleur… Appelez le docteur !
(Raboteur 1 se lève, regarde le tableau et éclate de rire)
Raboteur 1 :
Dites donc, c’est quoi ça ? Je ne suis pas si gros !
Raboteur 2 (en s’approchant) :
Mais c’est bon… qu’est – ce que tu veux ? Tu es toujours comme ça! Accepte – toi ! 
(La mère entre)
Mère :
Mon Dieu ! Tu as fini mon chéri ! Tu es génial. On va l’envoyer tout de suite au Salon.
Caillebotte :
Non maman, avant tout je voudrais le montrer à l’exposition des impressionnistes…
Mère :
Fais ce que tu veux…

 

555. Jeune fille au miroir – Titien louvre(35)

 

Cette image traite de vanité et d’ amour. Je suis l´amant et le peintre,  mais je suis seulement inclu au tableau pour que je puisse  tenir les deux miroirs pour mon aimée. Je l´admire mais elle est amoureuse de sa propre image dans le miroir. J´ai peint mon amour: la fille entourée  d’ objets ronds et circulaires et des couleurs claires et  douces.
Et moi-même, je me suis peint avec des couleurs de  gamme  grise pour montrer les deux mondes qui ne peuvent jamis se réunir,  celui où elle ne me voit pas, où elle ne peut que se voir. Elle est la lumière et je suis l`arrière gris sombre.

La peau blanche de la femme contraste avec les couleurs sombres  de son amant, c’est le contraste entre le monde de rêves de la femme et le monde réaliste de l’homme.

 

556.      L’escalier 1889 - Xavier Mellery L’artiste est Belge (1845-1921)


La situation sur l’image est décrite comme un escalier qui monte: on voit une femme âgée un peu grosse qui est peut-être la femme du peintre ou bien sa mère.
On ne voit pas son visage. On ne voit que son dos, que son corps, que ses vêtements bien démodés. L’image la fait puissante, parce qu’elle se trouve sur le palier en haut de l'escalier. Le vase qu'on voit en bas au premier plan symbolise que l’image appartient au temps d’autrefois.
Les couleurs sont  grises et tristes. Les contrastes ne sont pas ceux de lumière, mais d’ombre. Le tableau est  mystérieux à cause des couleures foncées et des ombres violentes qui règnent partout.
En plus, sur le plan arrière le haut de l’escalier crée l’atmosphère  tragique et fort inquiétante.
Peut-être l’artiste a peint ce tableau, parce qu’il veut décrire  sa vie personnelle et le temps dangereux où il vit. Peut-être l’escalier est l’endroit où il a vécu  comme enfant et la femme est la mère de l’artiste. Je ne crois pas qu’il ait créé cette image parce qu’ il veut gagner de l’argent.

Maintenant,  je suis au musée devant ce tableau, j'y suis venu je ne sais pas combien de fois, et tant de questions se posent sans cesse:
Les relations entre  l’artiste et  sa mère étaient-elles mauvaises, parce qu’ il a peint sa mère de loin et l'on ne voit  que  le dos de la mère? Pourquoi  a-t-il  peint sa mère de loin? A-t-il peur d’elle?  Est- ce qu’il se cache d'elle? Il ne veut pas revoir son visage? Il veut l'oublier pour toujours?

Je ne trouve aucune réponse à ces questions, mais l'image vit dans ma tête  et m'inquiète.

 

557. Alfred Stevens, La lettre de rupture stevens_rupture


Je baisse le pinceau, et décide que la peinture est finie. D'autres gens disaient déjà depuis plusieurs semaines que cette peinture était terminée. Mais ce n’était pas possible pour moi de l'achever parce que maintenant quand je l’ai finie j’ai dit adieu pour la dernière fois. C’est une peinture très belle. Et tout de même c’est presque impossible pour moi de la voir. Je l’ai peinte en suivant ma mémoire, et je connais tout ce qui est là. Elle était en train de quitter le salon par les grandes, sombres portes de bois. Elle veut me quitter, mais elle hésite et me regarde un long moment. Elle est habillée d’une robe tout blanche, elle est vêtue modestement, comme toujours, pas comme les autres femme de la haute société qui je peins. Elle n’a pas besoin de  robes décorées et décolletées, et ni de bijoux. Elle a une grâce pas comme les autres, et tout le monde est au courant de sa haute position dans la societé. Beaucoup de femmes aiment   jouer un nouveau rôle avec des vêtement!
  différents, mais elle ne joue pas de rôles, elle est très consciente d’être soi-même.
ca s'est passé il y a presque 3 mois. Elle arrive à mon studio avec ma lettre. C’était une déclaration d’amour, je voulais qu’elle rentre à Paris et moi, et je le lui ai écrit. Mais ce qui devait être une lettre d’amour est devenu une lettre de rupture. Elle a ma lettre dans ces mains quand elle arrive. Elle est calme, mais ses yeux sont anxieux et l'expression de son visage mélancolique.
Elle me dit que c’est trop tard et que je ne dois plus lui écrire. Elle dit qu' elle s'est mariée avec le comte de Barrault il y a 6 semaines, et je vois qu’elle est enceinte.Il y a 6 semaines! Je suis paralysé, mais très vite, je commence à me fâcher. «Et qui est le père de cet enfant!» Elle regarde de côté  et ne répond pas. Après quelques secondes de silence elle se tourne vers moi et avec une colère surprenante elle s’écrie: «Mais pourquoi tu ne comprends pas! Tu a une vie libre ici, dans tes salons, ton studio. Tu est entouré de femmes tout le temps, tu peins quand tu veux, tu fais tout ce que tu veux. Pour moi, tout est trop incertain, qu’est-ce que je ferrai si tu me n’aimes plus? Ca, je ne veux pas en souffrir…» Elle devient calme et continue: «Vincent ne me quittera pas, même s'il m’aime   plus, et nous vivrons à la campagne, c’est bien pour l’enfant…» Sa voix tremble quand elle dit que je ne doit pas aller la voir, mais je vois qu’elle garde ma lettre dans ses main!
 s. Elle va vers la porte, mais se tourne, hésite. J’ai peint beaucoup de peintures avec des lettres comme point de départ et maintenant j’ai peint une autre, mais cette fois c’est ma propre histoire. C’était la dernière fois que je l'ai vue.

 

558. photo sans titre de Véronique Vercheval


Sur la photo il y a deux personnes. Une femme un  âgée et un garcon africain invalide. Il paraît que les deux personnes se trouvent  en pleine conversation.
Je pense que les acteurs principaux de la photo sont ces  deux personnes parce qu'elles constituent une totalité entière qu'on ne peut pas rompre.
C’est une photo en noir et blanc, il n'y a pas de couleurs. La présence des couleurs n’est pas nécessaire, je pense, car la situation sur la photo est composée de contrastes: noir et blanc, la femme et le garçon, santé et invalidité etc.
L’atmosphère de la photo est gaie et en même temps un peu triste parce que le garçon est invalide.
Au premier plan on voit les deux personnes et l'on découvre le fauteuil roulant du garçon.  Et au fond il y a des arbres ou, peut-être, de grands arbustes.
Je pense que l’idée principale de Véronique Vercheval est  de réveiller les émotions des gens   Par exemple elle fait appel au besoin des gens de soigner les faibles et d'être soigné au cas de la maladie et l'on finit par avoir pitié du garcon sur la photo.

 

559. Eugène Delacroix Jeune orpheline au cimetière louvre (4)

 

 Je m'appelle Eugène Delacroix et je suis peintre.
 La première fois que je l'ai vue elle a captivé mon attention.  Elle était la plus belle femme que
 j'aie jamais rencontrée!!!
 J'ai vu tout de suite qu'elle  était en fuite, qu' elle avait peur. Je  décide que je vais la peindre à
 tout prix pour captiver son caractère qui exigerait beaucoup d'espace au tableau.
 Je vais essayer d'accentuer tous ses beaux traits et toutes les expressions de son visage.
 Je commence à la peindre, maintenant  je peux la voir tout le  temps. Chaque coup de pinceau
 est un plaisir.
 J'ai fait un grand tableau, je  l'avais peinte au centre, le paysage vide derrière elle.
 Je  n'ai pas cessé de me répéter tout bas: "Je t'aime, mon amour".
 Oui, je suis tombé amoureux. Je sais que je continuerai de la peindre dans l'avenir sur tous mes
 tableaux. Elle sera toujours au centre, belle, plus forte que tous les hommes. Elle est le destin.
 Elle est la femme de ma vie.

560. Xavier Mellery – Les Heures


Je me trouve en Belgique, au musée de peinture et je regarde mon propre tableau
Je crois que la peinture “L’éternité  et la Mort - Les Heures”, est fort intéressante parce qu’il ya un symbole chrétien qui est représenté par  les femmes qui sont autour de la figure de Jésus-Christ. Les femmes représentent les disciples, c’est ironique parce que les disciples sont en réalité  des hommes. Jésus ou la mort, l’ homme dans le centre représente les deux parts. Ca montre ma capacité de montrer des choses passées d’une nouvelle manière. J’ai appris tout ca en Italie, en Belgique où je suis né,  on avait une toute autre manière de peindre. J’adore les peintres italiens! J’espère que ce sera clair pour mon public.
J’ai choisi des couleurs sombres pour créer une atmosphere sinistre.
Un autre symbole lié aux disciple reflète le double visage des gens que je vois partout. C’est vaniteux, je le sais, mais ce serait magnifique de recevoir un prix pour ce tableau aussi!

 

561. Ingres OEdipe explique l'énigme de Sphinx louvre (25) 


 J'ai choisi un tableau, qui s’appelle: " Ædipe explique l'énigme du Sphinx " et qui est peint en 1808. La painture nous guide dans une grotte. On y voit un homme, qui se tient debout devant un ange.Il veut bien tenter l’ ange, mais un autre homme l' appelle.
Celui–ci  est au fond du tableau et Ædipe et le Sphinx sont devant. La perspective est ordinaire, je crois,  pour le temps où ma peinture a été crée. Pour l’école de Rome où j’ai fait mes études.
La gestique est très variée… L' homme au fond signale qu-il veut sortir de la grotte. J’ai voulu montrer  qu’ il était fort nerveux. Ædipe et Sphinx le regardent calmement.
Au fond ma peinture est noire, mais en même temps  très claire  parce que j’ai jeté de la lumière sur Ædipe et Sphinx.
On peut voir que les personnes n' ont pas beaucoup de vêtements sur leurs corps - c'est exactement un signe distinctif pour mon temps.

J’espère que mes élèves vont se préoccuper de la forme du dessin comme je l’ai fait toute ma vie. Ma position d’artiste dans les cercles artistiques n’est pas si dominante qu’on le croit. J’en suis navré. J’espère que  ce tableau va rétablir ma dominance artistique.

562. Peinture d'Olive Dupont tache

 

La lumière entrait pour inonder ma chambre, c’était comme si l’hiver avait décidé de rester dehors ce matin là, et me regarder; pour s’amuser…
Le deuil d’heures lointaines, presque oubliées, à peine visibles entre les ombres m’envahissait, me rappelant les couleurs de moments qui n’avaient pas eut le temps d’être, le spectre de choses étrangères sans espace.
La brise  matinale, effervescente, timide et enfantine, mêlée à des papiers jaunâtres déposés au plus grand hasard sur le bureau, devenait source d’invention.
L’air entrait, pour se cacher entre les choses et se confondre entre les mouvements banals, déjà machinaux, de mon être. Mais je ne l’entendais pas:…seule, ta voix, inondait mon silence. Le calme, en tout ce qu’il avait d’inaltérable, s’interrompait.
Et cette peinture sur mon chevalet, vieil intrus, commençait à m’échapper.
J’étais perdu dans un désert de mots avec ta voix… l’écho d’une phrase qui ne ressemble pas une… « C’est quoi cette tache ? », m’avais-tu dis. «  C’est quoi cette tache ? » … «  C’est quoi… »
…  C’était quoi en fait ?

Je me suis égaré devant la toile: aveugle, impuissant…nu.
Devant un océan de vide et de plein… Une marge bleue, une mer… un ciel…tout ce qui peut être et ce qui ne peut pas. Un enfer, un paradis, des lignes… rien que des formes, des contours peut être…

…Et si c’était plus que ça ? Plus qu’une tache ? Plus qu’une trace dans le passage du temps?

J’avais commencé par une ligne, c’est toujours comme ça que ça commence, une envie inattendue remplie par un coup de pinceau.
Une toile vide devient si vite un univers perdu, à peine accessible, en même temps qu’infini. Sans nom, sans immédiat. Plein d’horizons.
Cette peinture, hantée par ta question, n’était peut être qu’un chemin secret de mon inconscient, ou simplement  l’élan  de ma main, sans direction, sans autre intention que celle de satisfaire une passion réveillée sur le moment… le désir d’une forme, d’un cercle…d’une ligne presque droite, sans destination.

« C’est quoi cette tache ? »
                                                      Regarde!

C’était peut être ta voix…l’analogue de tes sons gauchement peint.
Peut être un rêve : On est ensemble au bord d’une mer… on essaie de suivre le noir dans un monde blanc. Nos pas deviennent des points, des traces qui n’auraient pas dû être… Un labyrinthe en escargot  est témoin d’un monde à nous.
Un cauchemar : … je suis seul dans le néant, seul entre les effets de la lumière et le bleu …presque asphyxié, presque mort. Dans ce monde tordu rien n’est, rien n’a la place…Le vide se rempli de taches.

«  C’est quoi cette tache ? »
Regarde !

Encore ta voix ; comme si tu avais décidé de me demander exactement ce que je ne peux pas te répondre, pour être sûre que je me souviendrai de toi… Chaque fois que je regarderai la toile, chaque fois que j’aurai un petit espace d’air pur dans ma tête, t’y sera, pour noyer mon univers… ou peut être le sauver, en le lançant à la recherche d’une réponse pour une question qui n’en a aucune.
C’est peut être simplement un pot bleu d’encre noire renversé, une tache d’encre noire…
…Tu la vois ?
Regarde !
Elle est entrée sans faire attention. « Merde !», sa voix cassante, interrompit le vide d’un matin d’hiver. Là, sur le bureau, le pot d’encre renversé sur une feuille griffonnée pour le pur plaisir.
Pas d’autre idée…
« C’est quoi cette tache ? »
Regarde!
 Là, entre la texture timide du bleu et les douceurs cachées de la toile blanche, se dessine l’histoire d’un fou, plongé dans son délire, noyé dans ces manies… créateur, révolutionnaire, rêveur… Un homme submergé dans le vertige des heures nouvelles…
Silence!
«  C’est quoi cette tache ? », m’avais tu dit.
C’était fait…L’horizon de ma peinture venait se casser, ou peut être s’étendre indéfiniment, avec le titre que sans le savoir tu m’as proposé… une tache, ta tache… tache.
Tache encore indéfinie, toujours indéfinie…une idée interrompue, encore incorruptible.

 

563.   Millet  L’Angélus ORSAY13


Je me suis toujours demandé si un si grande dévotion était possible.
Je suis en train de parler de l’Angélus, qui est le tableau le plus connu parmi ceux de Millet.
Quand j’étais petit, chez ma grand-mère, je le regardais et je pensais que les deux paysans dans le tableau étaient très emblématiques.
Une prière ou une invocation?
L’image immuable et éternelle avec les couleurs de la nature donne une sensation de paix intérieure.
Le contraste des couleurs, celles claires de l’arrière plain et celles foncées de la terre, sert au peintre pour symboliser l’état d’âme des personnages.
L’espoir que leur vie peut améliorer d’un côté, de l’autre côté la certitude que cela ne pourra jamais changer.
J’aime surtout l’humilité avec laquelle les paysans, pliés sur eux-mêmes, travaillent dans les champs.
Ils regardent au ciel, caractérisé par une gamme de couleurs brillantes, avec l’espoir qu’un Ange ou la Providence leur portera la prospérité qu’ils attendent..
L’usage des couleurs forme une composition où un sentiment de profond recueillement transparaît.

 

564. Série Palestine © Véronique Vercheval V14

 

 Éperdu de bonheur
C’était le 4 avril. Il faisait déjà deux semaines que j’étais en Palestine, quinze jours que j’avais vécu ici, dans la zone la plus dangereuse à ce moment-là, une région complètement détruite, une place qu’on pourrait débaptiser « souffrance ».

J’avais vu des bâtiments bombardés, j’avais entendu des cris d’enfant désespérés, j’avais senti la fumée noire qu’on sent après qu’une maison a pris du feu.

   L’air goûtait à l’horrible souffrance que les gens avaient endurée et les sons dans les rues n’étaient plus ceux d’une ville vivante, mais ceux d’une ville de laquelle on a pris toute l’essence de vie.

  Il faisait deux jours de la dernière attaque des ennemis. Les citoyens osaient de plus en plus de retourner dans les rues. Il fallait toujours attendre après les attaques, de l’un côté pour être sûr que « les autres » faisaient plus qu’une pause, de l’autre côté – et cela semblait encore plus important – pour reprendre un peu de force. Oui, il en fallait beaucoup, la force était plus qu’important, celui qui n’était pas fort n’avait pas de chance de surmonter ce qu’il voyait après avoir quitté son abri. Il n’existe aucun mot dans les langues humaines pour exprimer ce qu’on sent dans ces moments-là. La souffrance, la destruction, la mort ? Mais ce n’est rien de cela et en même temps c’est tout ensemble.

  Qu’est-ce qu’il doit sentir, cet homme, en trouvant la propre sœur morte, coincée entre des morceaux de débris ? Et qu’est-ce qu’elle doit penser, la mère qui prend son seul enfant dans ses bras, après ce qu’il a soufflé une toute dernière fois ? Tout cela sont des questions qu’on pose pendant la guerre et auxquelles on ne trouve jamais de réponses.

  En avant ces pensées dans la tête, j’ai commencé mon travail. Non, non, je n’étais pas ici pour aider les pauvres, pour soutenir ceux qui n’avaient plus rien ou ceux, qui allaient le perdre. Je n’étais ici que pour mon journal, on m’avait envoyée dans la crise pour la montrer à l’Europe. Jour après jour, je voyais la peine et je la fixais au papier. J’ai toujours cru que des images disent plus que des mots et c’est pour cela que je ne suis pas venue ici comme journaliste, mais comme photographe.

  Pendant que j’installais mon appareil photo, j’ai été un regard sur la ville. Ce n’était plus qu’un tout gros amas de décombres, des ruines. Les maisons n’avaient plus de toits, les fenêtres étaient cassées et les portes ont été enfoncées par des soldats.

  J’étais en train d’ajuster l’objectif et pendant que je cherchais le bâtiment détruit dans le viseur, je m’apercevais d’eux. Je recommenVais d’ajuster mon plan et pour un tout petit moment, tout se calmait, rien ne bougeait plus. Les gens avaient l’air d’aller plus lentement, les mouvements ralentissaient, c’était comme si le monde retenait son haleine et pour ce coup d’œil, ce tout petit moment, on n’entendait rien que le rire éperdu de bonheur de ces deux femmes, de ces deux sœurs qui s’étaient retrouvées, bien qu’il n’y avait pas de probabilité, dans les ruines de Palestine.

  C’était à ce tout petit moment-là que j’ai cliqué le déclencheur.

 

565.  Série Palestine © Véronique Vercheval V15


Mon cher journal intime,                                                                          le 10 octobre

 Hier je me suis brouillée de nouveau avec maman. Elle ne me permet pas d’aller jouer avec mes copines. Elle ne m’explique pas pourquoi, tout ce qu’elle dit c’est que je suis une fille. Ce n’est pas juste, parce que mes copines sont des filles aussi et elles peuvent aller jouer dehors. Pour Ahmed c’est bien le contraire, il peut faire tout ce qu’il veut. Maman ne gronde jamais. « Il est un garçon. »elle a dit. Alors, hier, c’était différent. Ahmet n’est pas rentré à l’heure du dîner et maman était très inquiète. On ne sait jamais, quand on dit chez nous. Quand il est finalement rentré il avait une blessure sur le front, il avait  perdu du sang. Qu’est-ce qui s’était passé ? Les gamins ont lancé des pierres aux soldats israéliens, puis ceux-ci ont tiré à balle. Une balle a éraflé Ahmed, mais ce n’était pas très grave. Maintenant mon frère est un héros, il combat pour la juste cause. Papa dit qu’il est fier d’Ahmed. Moi, je veux aussi que papa soit fier de moi aussi. Qu’est-ce q  ue je peux faire ?      

                                                                                                         Le 13 octobre

 Quand je suis arrivée à l’école ce matin, il n’y avait pas classe. On aurait dû écrire une interrogation en mathématique, mais la maîtresse a dit qu’il faut aller faire une démonstration. Toutes les classes sont allées dans les rues. La maîtresse dit que c’est plus important que la mathématique. Il faut manifester contre les Israéliens. Il faut leur faire comprendre qu’un jour nous serons les vainqueurs. Nous n’avons pas peur d’eux. Nous voulons être libres. Nous, on combat pour la juste cause. Pendant la démonstration je marchais au premier rang. J’ai fait le signe V pour victoire. L’opérateur de la télé ma filmée juste au moment où j’ai hurlé très haut : »Ce sont nous les vainqueurs ! » j’ai hurlé. Ce soir on verra la démonstration à la télé, et papa verra ma main au premier plan sur l’écran parce que je marchais au premier rang. Enfin, papa sera fier de moi.                                                                                             Le 15 octobre

  Voilà, j’ai été à la télé. Tout le monde m’a vue. Tu peux imaginer combien j’étais agitée ! Qu’est-ce qu’on va dire á la maison ? Papa sera sans doute fier de moi. Pendant le dîner la famille ne parlait pas. C’est drôle : on m’a vue à la télé et on n’a rien dit. Je n’ose pas demander, c’est quelque chose qui ne va pas. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je vois qu’il y a un problème. Mais je suis très déçue, parce que papa n’a pas dit qu’il est fier de moi. Enfin, je me suis manifestée, tout le monde m’a vue! Puis, à la fin du repas j’ai compris : Ahmed a demandé : »Et qu’est-ce qu’on va manger demain ? ». Cela veut dire que papa a perdu son travail, que les Israéliens ont barré la frontière, on ne fait plus passer personne, nous n’avons plus d’argent. Maman ne peut pas faire les courses. Zut alors! A quoi bon est-ce que j’ai hurlé »victoire » ? J’ai peur, qu’est-ce qu’il faut faire ? Ca ne peut pas durer comme ça.                                                                                                                    Le 19 octobre J’étais en train de faire mes devoirs, quand on a sonné à la porte. C’était notre voisin. Il était  tout à fait indigné. Je ne l’ai jamais vu comme ça. « Vous avez vu ce qui se passe ? » a t’il  crié. « On construit une muraille, on a fermé tous les passages, je ne peux plus aller au marché  de Jérusalem ! J’y ai vendu mes légumes et mes fruits depuis dix ans ! Je n’ai pas d’autre  boulot , c’est fichu ! » Papa a soupiré. D’abord il n’a pas répondu, mais enfin il a dit : »Tu sais que j’ai aussi perdu mon travail. C’est depuis une semaine que je n’y vais plus. On ne nous laisse pas passer. » « Je suis ruiné ! » a dit le voisin et sa voix tremblait. Dans le silence qui suivait je sentais le désespoir et papa ne me semblait plus très fort. J’avais envie de pleurer. En même temps, papa m’a fait pitié, alors j’ai dit : »Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi, papa ? » Sans me regarder il a secoué sa tête et a dit: » Va à  la cuisine, tu dois aider maman. » cela m’a embêtée, parce que je suis sure qu’ils m’envoient à la cuisine, parce  qu’ils veulent parler sans que j’écoute.                                                                                                           Le 21 octobre

 Aujourd’hui la maîtresse nous a expliqué la sainte guerre. Il faut faire d grands sacrifices, mais Allah nous récompense. Si on est prêt à se suicider pour son pays, on va tout droits au paradis. Nous, on veut tous aller au paradis, parce que c’est là qu’on est vraiment heureux, mais, enfin, je ne veux pas quitter ma famille. Si on n’y va pas ensemble, il vaut mieux rester ici. C’est mon avis, mais je ne l’ai pas dit. La maîtresse m’aurait  grondée. Puis j’ai demandé à la maîtresse, si elle savait où se trouvait le paradis. Pleine de reproches, elle m’a dit que je suis indiscrète. En ce moment on a écouté un bruit dehors.. Nous avons couru à la fenêtre pour voir ce qui se passait. C’était une procession. Une foule marchait dans la rue : Les femmes hurlaient, on portait un mort au cimetière. « C’est un héros, » a dit ma maîtresse, « il est mort pour la patrie. » « Alors, » j’ai dit, « il est allé tout droit au paradis, pourquoi encore tous ces hurlements ? » La maîtresse m’a r  egardé méchante : »Tu ne comprends rien.» elle m’a dit, mais j’ai vu qu’elle était devenue pâle.                                                                                                                        Le 25 octobre 

Maman était seule à la maison, quand je suis rentrée. J’ai  pensé que c’est une occasion de lui  parler. Maman me comprend tout de suite. Je peux lui toujours confier mes problèmes.  Actuellement, c’est l’idée de la sainte guerre qui me trouble. Pourquoi est-ce qu’on se tue  pour tuer des ennemis ? Pourquoi est-ce que ça ne finit pas ? Nous sacrifions un héros, mais  les Israéliens se moquent. Ils ne sont pas du tout intimidés- au contraire : ils arrivent avec  leurs chars pour démolir nos maisons et ils montent une muraille pour nous tenir à l’écart.  Maman m’a dit que la violence ne finira jamais, parce qu’ il faut tirer vengeance, quand on est  attaqué. On peut mourir n’importe quand et n’importe où. Enfin, j’ai compris: on a pas le  choix. Mais je suis triste: je veux vivre, je ne veux pas mourir. Peut-être, un jour, quand tous  les héros seront morts, les pacifistes survivront  et on fera finalement la paix. 

 

566. Caravage "la mort de la vierge" louvre (2)

 

<< Le Caravage>> --
un des peintres les plus importants du baroque italien
Quelques années après qu´ on eut accepté le protestantisme , l´ église lèvait la main pour le contre attaque : il a fallu que l´ église conventit les << âmes perdues>> à la croyance catholique. Je parle du temps entre le 15ème et le 16ème siècle, le temps de la contre - reforme.
De 1545 jusqu` à 1563 , le concil de Triente siégait. Ici , l`attitude envers l` art influençait une époque d´art nouvelle : le baroque sensualiste italien. D` après le concil de Triente, l` objectif de l` art est la doctrine de la croyance dans une facon très simple.
Depuis ce temps - là , l` art a récu une fonction de propagande pour l` église catholique. Environ en 1600 , l` appliquation de la propagande est devenue  réalité : l` église accablait beaucoup de peintres des comments. Grâce aux peintres , des miracles doivent être crédibles pour le peuple.
Un des artistes les plus importantes qui peintait d` ordre de l` église était Michelangelo Merisi , dit << le Caravage >> à cause de sa ville de naissance. Il devenait un peintre très influençant pour le baroque naturaliste. Après 1630, ce style a perdu son importance en Italie , mais il restait en Europe et il y donnait des directives tout le siècle. Il influençait les maniéristes hollandais principalement , mais aussi les naturalistes francais et espagnoles.
Né en 1573 à Caravagio,  << le Caravage >> est venue à rome vers l` âge de 15 ans , luttant contre la misère et une santé précaire. Il était d` origine très modeste. La vie du  << Caravage >> était agitée , il avait beaucoup de querelles avec la police et il passait quelque temps à la prison. En 1606 , il est fuit de Rome à cause d´ une inculpation du meurtre.
Il meurt de la malaria en 1610 sur le chemin du retour à Rome.
Son art distingueait par le traitement contrasté de la lumière qui dramatise le sujet qui se présente comme dans une scène d` une pièce de théâtre. Les interprétations de Michelangelo Merisi traitaient des scènes de la quoditienne , mais après il reprenait des scènes religieuses et des thèmes de la mythologie.
Principalement , il a choisi des modèles du << peuple normal >>. Au temps de la contre- reforme , il y avait une préférence pour le réalisme , la simplicité et pour la piété de l´ art. << Le Caravage >> a récu sa maturité d` artiste quand il a été accablé de décorer l` église << San Luigi dei Francesi >> en Rome avec << les scènes de la vie du Saint Matthäus >> ( 1600 ) par le cardinal Matteo Contarelli.
Les oeuvres les plus connues sont par exemple << la tête de la méduse >> ( aux offices à Florence ) et << la mort de la vièrge >> ( au Louvre à Paris ).
<< La mort de la vièrge >> a fait beaucoup de bruit , car c`est une prostitée morte noyée qui propablement était prise comme modèle. Le sujet de la peinture c` est une représentation  chrétienne avec la mission d`exalter le catholicisme. Le fond sombre et les positions qui rapellent une pièce de théâtre produisent une
impression théâtrale et dramatique. La lumiosité irréaliste qui est typique de ce peintre ,  produit une impression surnaturelle.

567. Maxime Du Camp Louqsor 1850 Papier salé d'après négatif papier.  Orient2

 

                        L'hôtel à Louqsor  

Madame: Alors, Monsieur, j`arrive...Je m`appelle Poulon, Madame Poulon.

 Monsieur: Bonjour Madame Poulon. Je suis Henry Marseille. vous pouvez me raconter de ce temple à Louqsor?

 Madame:Le temple de Louqsor est orienté nord-sud, comme le cours du Nil. L'entrée du temple est gardée par deux statues assises de Ramsés II qui mesurent 15,60 m de hauteur chacune.Regardez lá! 

Monsieur:Ah, je peux les voir. 

Madame:En entrant, on peut voir un obélisque manquant à coté des colosses : ilest a la place de la Concorde à Paris. Peut-être vous l`avez déjà vu?! Monsieur: Oui, je le connais. 

Madame: Les colonnes à l'intérieur du temple symbolisent la végétation de la vallée et ses murs, les montagnes qui la bordent.  Monsieur:ah! 

Madame:Le temple construit sur ce site était dédié au dieu Amon, où il prenait la forme du dieu Min. on appelait le temple « Harem du sud ».Dépendant de son grand voisin le temple de Karnak, Louqsor est presque exclusivement consacré à la procession en l'honneur du dieu égyptien Amon.  Une fois l'an, lors d`akhet, de longues fêtes religieuses se déroulaient à Louqsor. Amon visitait son Harem ici. La statue d'Amon quittait alors Karnak et se rendait à Louqsor en remontant le fleuve. 

  Monsieur: C`est quoi << akhet >> ?

 Madame: L'année était découpée en trois saisons de quatre mois. Une est la période de la crue, on l`appelle Akhet. Akhet veut dire l'inondation. Plusieurs bâtiments se trouvaient dans l'avant-cour du temple lui-même. Nous ne connaissons pas totalement l'histoire de ce temple, mais les grandes étapes de son évolution nous sont connues.

 Monsieur: Vous savez beaucoup de ce temple, je pense. Mais le nom <<louqsor>>, ce nèst pas le nom de le temple, ha? Madame: No, c`est le nom de la localité moderne, sur la rive orientale de Thèbes. ...Mais, excusez moi monsieur, je n'ai pas beaucoup de temps; pour quelle raison voulez-vous parler avec moi? Monsieur: J`ai une vision: imaginez-vous: L`hôtel LOUQSOR*****, 500 chambres avec téléphone, télévision, satellite, climatisation, double vitrage, terrasse privative,mini-bar, un grand jardin avec cinq piscines, ascenseur, des boutiques de luxe, des discotheque, des bars, des restaurants où le charme et le bon goût sont prédominant. Les visiteurs pourraient déjeuner et dîner sur la terrasse et tout ca... just à coté du temple. Et l`hôtel devrait être du même style.  Qu`est-ce que vous pensez?

 Madame: Vous êtes serieux? Monsieur: Mais oui. Ca c`est une place idéale pour le tourisme, située à700km ausud du Caire. Pas loin sont les nécropoles et monuments funéraires de Thèbes sur la rive occidentale du Nil. Les tourites aiment ca!

 Madame: La ville ne vit essentiellement que des revenus du tourisme.  Monsieur: Alors, pourquoi pas construire un hôtel directement ici?!

 Madame: Vous savez qu`il y a beaucoup de touristes pour voir le temple tous les jours.

  Monsieur: Vous croyez qu`il n`y a pas assez d`espace ici? Madame:Ce temple est assez bien conservé et, quand on arrive du Nil, on le voit du premier coup d'oeil. Mais si on a l`hôtel just à coté, on voit ca probablemant du premier coup d`oeil. Je pense que les Egyptiens interditent ca. Monsieur:Alors, qu'est-ce que vous voulez dire? 

Madame:C'est pas possible!

 Monsieur: Pas de chance?

 Madame: Pas de chance! Au revoir monsieur, j'ai beaucoup du travail à faire. Monsieur: Vous allez voir mon hôtel ici, vous allez voir!  Madame: Au revoir monsieur... 

 

568.   Georges Seurat : «Le cirque» ORSAY21


Petite information du style de Georges Seurat :
Avant sa mort, George Seurat s’occupait beaucoup du cirque,    avec qui il a associé la vie. Il a commencé à peindre cet image, mais
il ne l’a jamais terminé.
Seurat oppose une volonté de synthèse et de rigueur. Il refuse   l’impression, la sensation trop anarchiques pour chercher une 
méthode exacte et scientifique, qui sera le néo-impressionnisme,
basé sur les lois de l’optique. Notre époque est moins intéressée par son pointillisme un peu
théorique que par sa plastique.
L’image «le cirque» de Georges Seurat  a un cadre d’un bleu vif   et les couleurs de la peinture sont vivants, mais un peu pâles. Les
deux couleurs les plus utilisées sont le rougeâtre et le jaune.  L’ambiance de cet œuvre est un peu magique et surréaliste et il
semble que les figures agissants font tout avec une facilité flottante.
Pour moi, la première impression était que l’image est captivante et 
extraordinaire, bien qu’elle n’est pas terminée.
La description de l’image :
Une écuyère danse sur un cheval blanc, un acrobate fait un saut périlleux tandis qu’un clown tire une draperie. Il le fait parce qu’il veut que les spectateurs voient les actions des acrobates. Le public est placé sur la tribune et considère d’une manière immobile et impressionnée le manège. Les deux clowns font des exercices gymnastiques  près du public.


 Le texte de Franz Kafka : 

 Je vais résumer un texte, qui s’appelle «Auf der Galerie» de Franz   Kafka. On peut croire que Kafka a écrit ce texte seulement   pour l’image «le cirque», parce qu’il décrit bien les sentiments, que   les personnages principaux pourraient avoir.  Kafka travaille avec beaucoup de symboles. Il décrit l’écuyère sur   le cheval blanc comme une femme mal assurée et faible, qui est   aussi pressée par un homme avec un fouet. Kafka le surnomme   «le chef». L’orchestre joue d’une faVon ininterrompue sans une fin. C’est un   symbole pour la future sombre, qui vais toujours continuer. Les   applaudissements du public sont comme des marteaux sur les   oreilles. Un jeune visiteur de la galerie ressemble à comme un   libérateur du peuple. Le visiteur crie «Arrêtez», donc il veut que les   applaudissements du public arrêtent immédiatement. Mais jusqu’ici,   l’histoire n’était pas exacte. Dans la réalité tout est bien.    L’écuyère est jolie et il semble qu’elle danse comme une femme, qui vole   au-dessus du manège. «Le chef» est dévoué et prévoyant et s’occupe d’elle.  A la fin, le visiteur de la galerie ne sait pas qu’il pleure comme dans un    rêve horrible.  Alors la parabole de Franz Kafka fait la critique de la société et   montre que parfois la vie est comme un cirque. On a l’impression  que la vie est gaie et parfaite, mais derrière cette coulisse, ici le   cirque, la vie peut être cruelle.  Ce texte est un bon pendant envers l’image de Seurat et il  pourrait être une interprétation spéciale. Le message est que tout le monde peut avoir ses propres points de  vue et on a le droit de faire tout sans des influences extérieures

 

569. Delacroix Jeune orpheline au cimetièreLouvre(4)

 

Je la vois et j’imagine:j’imagine qu’elle est três belle et jeune, ses yeux brun clair, sont les fenetres de l’âme et je peux voir tout: elle ne contemple pas la tombe de ses parents, mais dirige an contraire toute son énergie ailleurs, comme si elle voulait se detourner de la mort de la peur qui inspre et évenement. Elle veut saisir sa vie et peut-être méme l’esperance.
Peut-être a t’elle la bouche ouverte pour appeler au secours, elle ne veut pas ferdre sa vie comme mille personnes qui sont maintenant dans les tombes, elle désire sentir encore l’amour, l’amitiè, la beautè et naturé. Quant j’ai peint ce tableau, je me suis efforcée de comprendre cette jeune femme et trausmete cette connaisance à ceux qui regardent cette peinture et j’au aussi cherché á me prouver quelque chose á moi-même Je crois que ce tableau et son message sont compris au futur: la tragedie veare par cette june fille, qui éprouve en même temps  un trés fait désir de vivre et la grande craiute devant. Cette vie-même qu’elle doit passer seule maintenant.

570. Les Sabines De Jacques Louis David louvre (18)


Maintenant il est là. Mais pourquoi Philippe s’est-il laissé convaincre de partir en vacances? Lorsque il a su que c’était Paris, il a pensé aux charmants cafés et à quelques jours agréables et reposants. Maintenant il est là. Perdu au Louvre et Marie a rejoint une heure auparavant un groupe des touristes intéressés avec leur guide. Philippe a préféré ne pas se stresser. Dans une heure, elle sera de retour, a-t-elle dit.

Bon gré mal gré Philippe s’occupe à regarder sa montre et se promène dans les salles silencieuses. Des statues, des tableaux et encore des tableaux. Pratiquement rien ne le captive plus de dix secondes. Jusqu’à ce qu’il s’arrête devant un grand tableau. A côté du tableau il lit: « Jacques Louis David - Les Sabines ». D’une certaine manière ce tableau le fascine. Il le bouleverse, mais lui plaît quand-même. Philippe se demande ce que le tableau exprime, pourquoi il a été peint et qui sont les personnes représentées. Ces questions le turlupinent, ainsi il s’adresse à un employé du musée. Il a de la chance. Il s’est adressé à un historien, employé du Louvre.

Celui-ci lui raconte que Jacques Louis David était un peintre du temps de la Révolution et du Directoire sous Napoléon. C’était un ami de Robespierre et un membre extrémiste de l’Assemblée. Robespierre a été guillotiné en 1794. David l’a suivi dans sa chute, pas jusqu’à la guillotine, mais il a senti le vent du couperet. Il a été emprisonné et pendant ce temps là a commencé à élaborer les « Sabines ». Il a achevé le tableau en 1799.

Ce tableau montre son changement d’opinion après la chute de Robespierre. L’historien lui explique que David était un peintre du classicisme, donc a pris comme modèle l’Antiquité pour s’exprimer: tout d’abord le tableau, par ses ébauches de losange place les personnages géométriquement et ainsi d’après l’idéal grec: l’esthétique. En outre la composition verticale du tableau en relief, rappelle une frise grecque. Cet épisode légendaire de l’histoire romaine est la suite de l’enlèvement des Sabines. Après la fondation de Rome, les Romains, à la recherche d’épouses, enlèvent les femmes d’une des villes voisines, les Sabines. La scène se déroule devant le château fort sur le Capitole, qui doit être conquis. David représente l’instant, trois ans après l’enlèvement des Sabines, qui tentent de récupérer leurs filles. Les femmes s’interposent pour arrêter le combat.

Sur le tableau on voit deux hommes face à face prêts au combat. Celui de droite est Romulus, le souverain de Rome. Cela ce voit au bouclier d’or sur lequel on voit l’emblème de Rome: la louve avec deux enfants (Romulus et Remus). Celui de gauche est le commandant des Sabines, Tatius. Entre les deux se trouve Hersilia, l’épouse de Romulus. Par cette scène de la réconciliation David se détourne des idées extrémistes de certains révolutionnaires et réclame une réconciliation des républicains.

Après cette explication l’historien s’excuse et retourne à son travail. Philippe se retrouve songeur devant le tableau. Il est impressionné par la force, avec laquelle ce tableau exprime le message de la réconciliation et du patriotisme. Les deux adversaires montrent une grande agressivité par leur posture raide. Ainsi Hersilia, placée entre eux, montre par une posture semblable, une grande détermination. Philippe se demande à quoi lui rappelle cette posture. Elle a probablement une certaine ressemblance avec Jésus crucifié. Lui aussi, nous laisse un message semblable, le message du royaume de Dieu. Le souhait de David de la fin des combats ensanglantés et de la Terreur qu’il veut exprimer ici, n’est-il pas une partie de ce message? Hersilia est sûrement aussi une allégorie de la mère patrie, qui s’interpose entre les camps ennemis et met un terme au massacre.

Quelque chose la différencie des hommes. Ceux-ci sont nus et incarnent ainsi des héros ou des dieux. Car les peintres, sculpteurs et poètes de l’Antiquité ont représenté en général les hommes qu’ils voulaient illustrer nus. Parallèlement la femme est habillée donc pas une héroïne. Hersilia représente les femmes comme des médiatrices. Elles montrent leurs émotions, contrairement aux hommes, qui sont rationnels. Les autres femmes montrent la même chose. La femme sous Hersilia montre des enfants désarmés, une autre en arrière-plan tend son enfant devant une forêt de lances et une troisième s’accroche à la jambe d’un des hommes. Hersilia peut interférer dans le monde des hommes, mais elle n’y participe pas, car ce n’est pas en elle que le Héros trouve son vis-à-vis.

Philippe est déchiré entre la fascination de la façon profonde de s’exprimer du tableau et l’épouvante, ce qu’il prend, quand il s’imagine les atrocités qui se sont passées au temps de la Révolution. Il lui revient des souvenirs d’autrefois: l’excès de son prof d’histoire et les livres de la révolution qu’il a lu un jour. Il se laisse emporter par le rayonnement du tableau, qui s’oppose au sang et à la Terreur. Pourquoi les gens ont-ils tolérer cela? Même si des révolutionnaires extrémistes s’en sont détournés, n’ont-ils pas aperçu que tout cela n’en valait pas la peine? Mais comment arrêter la machine quand elle est en route?

A ce moment là Marie vient en souriant à sa rencontre. Elle a fini la visite guidée d’une petite partie du Louvre et veut maintenant faire quelque chose d’autre. Donc ils quittent le Louvre et se retrouvent au soleil éclatant. Philippe jouit des rayons chauds du soleil sur son visage et quand Marie lui demande ce qu’il vont faire maintenant, il sait qu’il est libre d’aller où il veut et de faire ce dont il a envie. Et il est fier des gens, qui se sont révoltés dans un temps de désespoir, avec seulement une idée dans la tête et qui ont facilité tout cela.

571. Images de Claude Lévêque extraites de "Appartement occupé"LEV4

 

La photographie présente le coeur la personne qui pendant long temps a vécu et a été mal á l’aise.
Elle n’a pas pu trouver poignée qui a ouvert la porte pour s’entourer de monde.
On trouvait que elle est sans signification, inutile. Personne ne savait qu’elle pense, seut ou elle a besoin.
Elle a été oublié par la monde. elle a vécu dans son chambre sans poignées et fenêtres. Cependant quelqu’un a découvert elle, quelqu’un s’est rappelé. Il a pénétré á l’intérieur et a ouvert sa”porte”. Bientôt elle a été liberée et elle a pu s’ouvrir pour á la beauté. Elle s’éprend d’il parce qu’elle sait que seulement il croit en elle. Sa la chambre á elle et la chambre á lui “s’unissent” et ne se divise jamais. Je fais attention á chambre d’il parce que leur chambres sont pareills. Je crois qu’il a été fermé.
L’amour est comme ça: elle posséde la porte, il posséde la poignée!!!

572. Eugène Delacroix, « Jeune orpheline au cimetière », 1824  LOUVRE4


La peinture :
     Dans la peinture d’Eugène Delacroix, une jeune femme forme le centre du tableau. Elle est assise sur un siège et on peut la voir de sa tête à sa hanche. La femme a une belle coiffure de  chignon qui semble, comme ses vêtements simples, un peu à la mode ancienne. Son visage ténu  est rougit. La femme lève les yeux et regarde quelque chose hors de la peinture que le  contemplateur ne voit pas. Sa bouche est ouverte et c’est pour cela qu’on a l’impression que son  regard est calmé et effrayé en même temps. Avec la pose fermée, le peintre veut exprimer qu’elle a peur, qu’elle est terrifiée.     

       L’arrière-plan nous fait croire que l’action se passe au cimetière, à sa droite on voit même des  croix. L’horizon, qui est bien à identifier, partage le ciel et la terre. Le peintre utilise des couleurs  simples et sombres. On y trouve beaucoup de nuances de vert, jaune, marron et noir.  A ce point-là, on se pose la question : Est-ce que les couleurs soutiennent la personnalité de la  fille? Oui, parce que les couleurs sont tristes, mornes et lugubres. Cela représente la personnalité  d’elle, qui est une personne seule, et souligne l’atmosphère donnée dans l’image. Les couleurs  reflètent la vie de la femme, une vie triste.       Delacroix a engagé des modèles grecs pour les peindre. Il a fait un certain nombre d'études  huilières détaillées pour ce tableau.  Au Salon de 1824, l’artiste peintre a exposé, sans doute, une peinture d’une réelle beauté  d’exécution picturale et d’une évidente force expressive. Longtemps, cet oeuvre a été considéré  comme une étude pour « les Massacres de Chios », parce que le tableau « la Jeune orpheline au cimetière »   a été exposé la même année au Salon, en fait, il était supposé d’être un œuvre indépendant.  

 L’artiste et le fond du temps historique de la peinture :  

     L’artiste Eugène Delacroix, est né le 26 avril 1798  à Charenton-Saint-Maurice, un endroit près  de Paris et il est mort le 13 août 1863 à Paris. Il était le plus grand artiste peintre du temps  romantique en France. Ses oeuvres représentent des scènes de la poésie, de l’histoire, de son  temps et aussi de l’Orient.     

   Avec son œuvre du « massacre de Chios » il a assimilé l’explication des Turcs avec les Grecs.  Dans « la jeune orpheline au cimetière », la jeune femme fonctionne dans cet œuvre comme un miroir  de sentiments, elle reflète toutes ses émotions et son opinion de l’oppression grecque.     

     En avril et mai 1822, pendant la guerre d'indépendance grecque, 20.000 Grecs ont été  assassinés par les Turcs sur l'île Chios. En plus on en a vendu le double comme esclaves. Dans l'année suivante Eugène Delacroix a décidé de peindre des images de cette barbarie. Ainsi,  la série d'images « le massacre de Chios » est née.   J’ai essayé de relier ces deux grandes peintures. La jeune orpheline réfléchit sur sa vie et le massacre :   

    « Je me suis assise sur un siège au cimetière, parce que je me suis enfuit. Qu’est-ce que je peux  faire? J’ai arrêté de rêver, de me rappeler les beaux temps passés, de désirer quelque chose. Je ne  m’attends plus de choses qui ne sont qu’utopie. Je me sens toute seule, abandonnée. Si jamais quelqu’un viendrait me demander « Où est ta famille ? », il faudrait lui répondre : « Je l’ai perdu dans la guerre. »         Mon frère – il me manque tellement. Il devait aller à la guerre, pour défendre notre patrie. Pendant la lutte, il a simplement été tué par les Turcs. Je ne peux pas comprendre – je ne veux  pas comprendre – qu’une vie humaine ne compte rien. C'est une guerre comme d’autres. Je  dois comprendre que c’est normal pour ces circonstances. Dans ma tête, il n’y a que des  cadavres assassinés. Je ne vois que la souffrance, la peine.   

     Il fait quelques années que mon père est mort. Il avait une attaque d’apoplexie dans la rue. Je  ne l’ai pas beaucoup connu.     

  Ma mère - elle vit encore, mais elle n’était plus capable de me nourrir.  C’est pourquoi elle voulait que je la quitte – il a fallu que j’aille à l’orphelinat. J’avais l’âge de  treize ans. J’ai essayé de la trouver – mais sans succès. Je n’ai plus jamais entendu parler d’elle.     

  Je n’ai jamais surmonté la séparation de ma famille. Maintenant, je suis ici et je ne sais plus  quoi faire. Qu’est-ce que je dois faire à l’avenir ? Je verrai ce que l’avenir m’apportera.  

     Je vois que les soldats se lèvent. Le ciel prend la couleur du sang. J’espère que la guerre finisse  bientôt. » 

 

573. Germain Eblé,sans titre, septembre 1932 Papier au gélatino bromure d’argent EBLE

 

 Dans ma famille il y a huit personnes. Je suis une fillette, j’ai 10ans et je m’appelle Joséphine. Je dois avoir soin de mon frère et ma sœur. Particulier j’aime ma petite sœur Amélie, elle est dèlicieuse et très joueuse. Tout le reste est aussi super. J’aime analyser leur comportement et regarder comment ils viennent á maturité.
Mon papa est magnifique, il s’appelle Jacques. Il est tuteur, dèbrouillard, responsable, mais aussi décidé et souvent nerveux. C’est un beau homme qui a une drôle moustache et des grandes yeux. Il travaille comme médecin chirurgien. Il est très intelligent. Je l’admire.
Ma maman est chérie, elle s’appelle Hélène. Elle est pour moi comme sœur. Je lui dis tout. Elle ne travaille pas, mais elle doit tenir la maison et des enfants.
Ma famille est trés super mais je deteste la vie. Je voudrais être mort ! Je voudrais vivre dans la ciel. Je serai un ange-pas mal, n’est-ce pas ?

 

574. photographie de Jean-Michel Fauquet fauq (4)


Collez votre texte ici :: FRACTAL CHAOTIC

Je ferme les yeux.
Endormi? Rêvant?
Vérité paralele,
Même plus réele.

Que je vois?
Je ne le saurais méme pas.
Un écran vu en passant
Par l’histoire du temps.

Arbres ou racine?
Alégories, signes
Pour passer le mur
Du futur.

La consistance infini,
Pareillement, sur tout les niveaux, construit
Avec un élément achronologique,
Subtilement (pas) logique.

La déformation de la patience
Pour créer des différences.
Le sens
De la nature.

 

575. Félix Nadar Charles Baudelaire au fauteuil 1855 ORSAY1

 

Charles Baudelaire
“La modernité, c’est le transitoire, le fugitif,  le contingent,  la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel.“
Cette sentence de Baudelaire a beaucoup de commun avec l’art qui apparaît au milieu du XIXe siècle. La photographie symbolisait la nouvelle forme de l’art par sa capacité à fixer le  “fugitif“ et le  “contingent“. Alors, c’est peu surprenant que Charles Baudelaire, le promoteur de la modernité dans le monde de la poésie devienne un des objets photographiques de Félix Nadar.
Sur ce portrait le poète est assis dans un fauteuil sculpté en bois. Il touche doucement son visage par sa  main, l’autre main est placée sur ses genoux.Le fait le plus  marquant sur ce portrait est  le perception de l’air et l’esprit du grand génie de poésie. Sa vie plein de souffrance, de la douleur et du talent énorme s’infiltre de cet oeuvre. Sans doute son auteur Nadar a voulu atteindre justement cet effet. Sa conception créative a été concernée surtout sur entrer en contact avec l’objet. Seulement le comprendre instinctivement peu aider à création du portrait intime et éloquent.
Le portrait de Baudelaire n’est pas vraiment un simple tableau d’homme fatigué par une vie agitée. Il exprime tous les coins ténébreux de l’intérieur du poète. Le mystère de son talent qui est caché derrière son front large. Les lèvres serrées en décision de se mettre en mission du poète qui transfigure le réel et dégage la beauté malgré une grande incompréhension de ses compatriotes. Les yeux comportent beaucoup de tristesse et de spleen; un désir éternel d’échapper du monde qu’il n’a pas pu supporter. Le péché, l’ivresse, le rêve et le voyage semblaient être un seul expédient de la réalité telle torturante et différente de son espace intérieur formé par ses attitudes libre-penseur.
Le portrait créé par Nadar nous présente l’homme qui est devenu un symbole de l’ange tombé; d’esprit qui a commencé une nouvelle époque par trouver les légendaire “fleurs“ dans “le mal“.
Un personnage qui soi-même symbolise une telle fleur.

 

576. Série Palestine © Véronique Vercheval V13

 

Une Guerre eternelle ?
 Heureusement il ne faisait pas particulièrement chaud ce jour-là. Elle était en train
d’écouter ce qu’elle avait enregistré sur bande magnétique.
<< En Israël il est particulièrement impossible de ne pas trébucher sur quelques antiquités. Il y en a à presque chaque coin de la rue. Mais il est aussi impossible de ne pas trébucher sur des cadavres dans la rue, des barricades, des points de contrôle, qu´on trouve ici au même nombre. Voyez, ce pays a eu en même temps une histoire courte et une longue histoire. Il n’existe que depuis un demi-siècle grâce à Herzl et Balfour. Le Journaliste Theodor Herzl avait la vision d’un état pour les Juifs de la Diaspora et le Ministre des affaires étrangers anglais, Lord Balfour, avait aidé à realiser cette idée. C’était en 1947 quand nous l’avions enfin eu, notre état. L’histoire de ce pays est aussi très longue. Considéré que nous y habitions il y a plus de 2000 ans avant que les Romains nous aient expulsés et dispersés aux quatre vents. Nous n’ avons jamais oublié où se trouve notre patrie et nous l’avons toujours revendiquée. Ce n’était si facile que ça ; parce que nous étions obligés de nous défendre et aussi notre nouvel état. Mais j’aime vivre pas loin de notre ville sainte de Jerusalem.>>
Elle a levé le regard de son magnétoscope et a regardé autour d’elle. Elle a regardé la route poussiéreuse en asphalte qui se faufilait par la colonie juive ici en Cisjordanie. C’était quand même un peu sinistre. Mais la voix d’un homme d’un certain âge sur sa bande magnetique semblait trouver une réponse à son regard au-dessus de la colonie.
<< Eh bien >>, elle a entendu par son casque, << vous vous demandez sûrement pourquoi nous avons créé nos colonies justement ici ?
Pendant la guerre de six jours de 1967 Israel a dû se défendre, sinon notre état aurait disparu contre la supériorité des pays arabes. Grace à notre guerre de prévention on a remporté une victoire formidable et élargi notre territoire. Jamais de la vie on aurait pu établir une colonie juive sur cette terre avant la guerre car la Cisjordanie était administrée du côté des Palestiniens. Après cette guerre les colonies juives ont été installées pour assurer notre position dans les territoires palestiniens occupés. Evidemment les Palestiniens qui sont musulmans à grande partie n’ont pas avalé ça et ils ont commencé de nous démoraliser par des attentats etc. Mais ils nous auront jamais ! Vous pouvez y compter : On établira d’avantage une colonie où un Israélien a été tué en Cisjordanie.
Nous autres Juifs ont été opprimés et dispersés trop longtemps pour partir d’ici. C’est la raison pour laquelle j’habite ici dans une colonie juive en Cisjordanie, ma chère. Vous deviez d’abord faire exploser ma maison pour m’obliger de m’en aller d’ici. >>
Parfois une dose d’entêtement peut être utile mais dans ce cas-là c’est quand même trop, pensait la journaliste française et a continué d’écouter la bande.
Pendant ce temps elle avait avancé d’un autre carrefour poussiéreux en passant quelques soldats israéliens qui étaient en patrouille. Ceux-ci gardaient 2 petits enfants sur leur chemin à un bal masqué. Elle s’est arrêtée brusquement en voyant cette image grotesque : 5 Soldats armés jusqu’aux dents, avec casque, gardaient attentivement ces deux enfants rigolants. Ils riaient avec leur maquillage gai en trottant à côté des soldats. Elle avait oublié la proximité provocante de la colonie juive tout près d’un quartier palestinien. Il était si près qu’on pouvait distinguer précisément le minaret d’une mosquée contre le ciel gris un peu triste. Elle s’est demandée pourquoi les soldats s’arrêtaient en plein milieu du carrefour en gesticulant entre eux.
Alors, les deux soldats ont mis les deux enfants à l´abri le plus vite possible pendant que les autres soldats ont tourné à droite pour continuer leur chemin.
La journaliste a été prise par une certaine inquiétude et elle a couru aussi vers le carrefour. Un regard à gauche a suffi pour qu’elle soit partie en sprint vers les soldats. Elle regardait la scène d’une petite ruelle. Les jeunes Paléstiniens et les jeunes adultes, qu’elle avait remarqués, s’étaient procurés des pierres d’un tas de décombres devant leur mosquée. Ils les lançaient en direction des soldats israéliens en proclamant des slogans anti-israéliens. Une voiture blindée avec des soldats israéliens venait à l'aide des soldats qui avaient rendu compte. Un des soldats criait après elle de s’en aller, mais elle arrivait enfin de sortir sa caméra et elle a retenu l’incident en photos. Des jeunes qui s’etaient avancés un peu trop ont été battus avec des matraques par des militaires israéliens qui les ont arrêtés après. La journaliste s’est étonnée de l’ action véhémente des Israéliens. Evidemment ils avaient l’intention d’étouffer l’incident dans l’œuf. Les Israéliens répond
 aient à la grêle de pierres de la foule furieuse avec des projectiles en caoutchouc. Cela semblait avoir l’effet voulu et la foule agitée se retirait dans le quartier palestinien. La journaliste en avait vu assez.

En fait elle était en route pour une rencontre avec une Paléstienne qui comptait une Israélienne parmi ses connaissances. Elle est partie pour le prochain arrêt de bus.
Prendre un bus en Paléstine ou en Israel, c’est quand même complètement différent de prendre un bus chez elle en France. Dans chaque bus règne une certaine tension. Par exemple le conductuer nerveux du bus, qui se  prépare à chaque arrêt à fermer les portes immédiatement. Ou la tension des passagers qui examinent plus ou moins chaque nouveau passager de la tête aux pieds. Des petits malentendus peuvent accroître très vite.
En apercevant un salon de coiffure par les vitres du bus la journaliste devait penser à la jeune femme qui travaillait dans l´arrière-cour d´un salon de coiffure et à laquelle elle avait parlé hier.
Elle était très mécontente de sa situation.
« Autrefois, » elle a raconté, » j´ai travaillé en Israel mais ma situation s´est détériorée depuis qu´ils laissent à peine entrer des travailleurs paléstiniens. Ces Israéliens egoistes et autoritaires vont ruiner toute la Paléstine. Au début il nous occupent et installent des colonies juives en Cisjordanie et après ils couvrent notre pays avec des postes de contrôle et des points de passage etc. Jour par jour leurs soldats entrent de force dans nos maisons, fouillent tout en nous tracassant avec des interrogatoires et des contrôles à n´en plus finir. Ils font démolir nos maisons sans motif et ils nous expulsent des endroits où ils ne veulent pas nous avoir, sans parler de la situation dans les camps de réfugiés.
Vous avez vu dans quelles conditions quasi anarchiques les réfugiés doivent se battre à la vie et à la mort tous les jours ? Ou bien, regardez-moi ! Mon mari et moi, nous gagnons notre vie ensemble mais cela ne suffit pas pour vivre.
Je vous le dis ; ils nous tiennent pauvres et dans des conditions chaotiques. Ces Israéliens ne veulent pas que nous allions mieux un jour. »
La journaliste n´a pas compris la fin de la conversation parce qu´elle a commencé à parler en arabe en lançant des jurons grossiers.
Après s´être calmée la Paléstinienne au foulard noir laissait entendre que son mari était sympathisant  d´une organisation ou un groupement qui luttait contre les Israéliens et qui aviaent commis des attentats-suicide avec des ceintures piégées dans le passé récent.
En partant, elle m´a dit encore : » Nous autres Paléstiniens, nous n´avons rien à perdre, absolument rien. »

Quand la journaliste était sortie du bus, elle passait devant un kiosque dans la rue. Elle a dû s´arrêter instinctivement quand elle a aperçu les gros titres des journaux.
A la une elle a reconnu à sa grande surprise la femme paléstinienne du salon de coiffure qui, les mains dans l´air, a déploré la mort de son mari. Ce dernier était le confident d´un homme important dans un groupement paléstinien clandestin. On pouvait sentir la haine et la fureur, les larmes, le sang et le deuil par cette photo émouvante.

A quelques kilomètres de là, à Ramallah, elle a dû passer par un des nombreux check-points où elle a essayé de parler à un des soldats qui était en garde. Le soldat était jeune, avait l´air tendu et nerveux et il examinait chaque passant. Il ne voulait pas répondre, mais elle a remarqué qu´il avait peur.
Quand elle voulait repartir, elle a remarqué de l´autre côté du check-point à une certaine distance la femme paléstinienne qui avait perdu son mari. Elle s´approchait lentement à petits pas, son regard fixé sur les militaires. Brusquement, elle a tourné à droite et a couru vers le check-point où il y avait un groupe de soldats israéliens.
La dernière chose dont la journaliste se souvenait était l´explosion de la bombe que la femme portait sur elle. Le choc l´a heurté et elle se trouvait par terre. A ce moment-là elle a compris que la guerre pourra continuer encore longuement…

 

577. Jean-François Millet L’Angelus du matin ORSAY 13


“Que son âme repose en paix” a dit Alfred, juste après la fin de la prière. « ça sera notre secret » a dit Jeanne.
‘Vas-y’ ! Il faut rentrer vite à la maison, avant que quelqu’un ne nous voie’. Ils prennent leur fourche et se mettent à courir.
Mais que s’est il passé? Qu’avaient enterré cet homme et cette femme avec une telle anxiété?
Commençons par le couple.
Alfred et Jeanne était un jeune couple de paysans français de la Seine-et-Marne. Quand ils ont commencé à s’occuper de la terre que le jeune Alfred avait héritée de son père, ils ne savaient pas qu’ils allaient affronter tant de difficultés…Ils n’avaient plus d’argent. La récolte de cette année-là était pauvre et le jeune couple ne pouvait pas en vivre. Par conséquent, ils ont commencé à chercher une aide financière.
Personne n’a voulu leur prêter d’argent. Ils étaient désespérés, mais la solution a été trouvée grâce à un bourgeois. Ils ont pris l’argent sans penser aux lourds intérêts qu’ils allaient devoir rembourser.
Au début, leur situation s’est améliorée et le jeune couple s’est senti beaucoup mieux.

Tout alla bien jusqu’à l’hiver qui fut très rude.
La récolte fut détruite et ils ne purent pas rembourser le bourgeois. Lui, il était inflexible: il voulait son argent sans aucun retard. Il était si déterminé qu’il les pressait insupportablement et sans arrêt. Il allait tous les jours chez les deux agriculteurs et leur demandait ses intérêts. Alfred lui répondait chaque fois qu’ils allaient le payer avec l’argent qu’ils gagneraient le lendemain et le bourgeois partait, temporairement satisfait, mais les deux paysans n’eurent pas de chance. Pendant une semaine ils ne réussirent qu’à rassembler une part miniscule de la dette et, bien sûr, le bourgeois devint plus pressant. Graduellement, son mécontentement grandit. Finalement, il se mit en colère contre les deux pauvres paysans.

Le dimanche 20 janvier, il est entré chez eux furieux. Il leur a dit que s’ils ne lui rendaient pas son argent le lendemain (ce qui était impossible), il reviendrait le jour d’après pour prendre tout ce qu’ils possédaient.
C’est là que l’affaire a mal tourné !
Dans un moment de rage, quand la haine a empli la petite maison rustique et pendant que le riche Français s’obstinait à menacer Alfred, un bruit sourd a résonné et le bourgeois, après un instant d’instabilité, est tombé par terre.

Jeanne le regardait sans réaliser ce qu’elle avait fait : Elle lui avait défoncé le crâne. Ces yeux étaient remplis de larmes et sa tête lui faisait mal à cause de la colère.
« Mais…Qu’est-ce que tu as fait? », s’écria Alfred. Jeanne se mit à pleurer. Elle jeta la pelle et s’approcha du cadavre pour voir si, peut-être, le bourgeois avait survécu à son coup de bêche… Malheureusement pour elle, le bourgeois était mort sur le coup et la jeune femme avait tué un homme ; un exploiteur, peut-être, mais malgré tout, un être humain.
« On doit cacher son cadavre », murmura Alfred. « Personne ne doit apprendre ce qu’on a fait… On serait exécutés ! ».
Après avoir mis le cadavre sur la brouette, le couple des paysans est allé aux champs le plus rapidement possible pour l’enterrer secrètement.
Ils sont finalement arrivés là où ils cultivaient les légumes. Sans rien dire, Alfred a commencé à creuser la tombe du bourgeois. Le bêchage n’était pas facile et demandait beaucoup d’efforts. Alfred sursautait au moindre bruit d’oiseaux ou de rats qui s’approchaient sans avoir aucun soupçon de la tragédie qui était mise en scène.
Le jeune homme travaillait fort afin de finir le plus vite possible, mais, comme il était un homme plutôt maigre, il n’a pas pu finir avant que le soleil ne se lève. Les premiers rayons ont éclairé l’œuvre horrible du jeune couple de paysans.
Sans perdre plus du temps, Alfred a posé avec respect le cadavre dans le trou et Jeanne a commencé à le couvrir avec de la terre.
Avant de remplir complètement la fosse, ils ont déposé la pelle sanglante à coté du cadavre et ont fini leur travail.
Alfred a rayé un peu la terre avec la fourche à l’endroit de la fosse pour qu’on croie qu’elle avait été récemment cultivée.
Enfin, Jeanne et Alfred ont prié avec ferveur pour le salut de son âme.

Les gendarmes n’ont pu trouver le disparu et ont supposé que le bourgeois faisait partie des gens qui avaient brûlé vifs pendant l’horrible incendie de la taverne où il allait souvent les après-midis.
Trente ans après, en 1887, en on a trouvé un cadavre bien habillé dans le champ d’un vieux couple d’agriculteurs de Barbizon, Alfred et Jeanne Talon.

Pendant la prière des deux  meurtriers,  un passant les a vus par hasard et a été inspiré par leur profond recueillement et leur foi en Dieu. Il a voulu immortaliser la scène et a créé un des plus beaux tableaux de l’histoire artistique moderne. Il s’appelait Jean-François Millet…..

578. Edgar Degas  la famille  Bellelli ORSAY 17

 

Le cadeau de Noël
Florence, hiver 1858
La mère, Laura Bellelli, était toujours solitaire . Elle ne parlait à personne. Elle pleurait souvent et elle était en noir , bien que son fils aimé ait été mort depuis déjà trois ans. Le père, Gennaro, oubliait sa tristesse dans le travail. Leurs deux jolies petites filles se demandaient comment faire pour que leurs parents soient joyeux, comme avant la mort de leur frère. Laura Bellelli avait huit ans et Juliette six ans. Elles voulaient que leur mère soit gaie, comme chaque année à Noël , quand Paul était vivant. Beaucoup de cadeaux  pour les filles et une grande table couverte de bonnes choses. Mais, le plus important , que le baron et
son épouse sourient .
La veille de Noël , Laura parle avec Juliette :
- Je ne peux pas voir notre mère si triste.
- Oui. Mais qu’est-ce qu’on peut faire ?
- Viens ! Je vais te le dire . Je pense que j’ai trouvé une idée.
- A quoi as-tu pensé ?
- Quand notre mère se réveillera demain, elle trouvera un joli cadeau dans le salon.
- Et qui va le lui offrir ?
- Nous ! On va acheter un cadeau maintenant que les boutiques sont ouvertes.
- Bonne idée !

Le lendemain, la mère s’est réveillée plus triste encore que d’habitude. La même pâleur sur son visage . Elle a descendu les escaliers pour aller au salon quand elle a aperçu une jolie boîte . Elle l’a ouverte et elle a vu une paire de gants. Immédiatement, elle a compris que ses filles avaient besoin d’elle. Ce Noël était différent.
Pour immortaliser ce moment de bonheur retrouvé, Laure Bellelli décida de demander à son neveu, Edgar Degas, de faire le portrait de la famille.

579.   Penture sur papier de TL Boussard BO-NY2


Une nouvelle journée commence. Il monte le long du gratte-ciel afin de nettoyer les vitres.
Il avait juste fini avec la baie vitrée de son appartement, au 38ème étage, quand il s’est rappelé que le portier lui avait demandé de réparer la fenêtre de l’appartement situé sous le sien, au trente-septième étage, parce qu’un nouveau locataire allait arriver.
En atteignant cette fenêtre, il a vu une fille au milieu de piles de cartons. Elle a levé la tête, effrayée, et elle l’a vu. Il l’a saluée pour la rassurer…
- Bonjour… ?
- Hello. Je m’appelle John et je suis le laveur de carreaux du building. Je nettoierai votre vitre chaque mercredi vers midi quinze.
- Ah, d’ accord … Je suis nouvelle ici! dit-elle comme pour s’excuser.
- Welcome!
Elle a fermé la fenêtre, mais il était stupéfait. Il ne pouvait pas la quitter des yeux. Finalement, il en a terminé avec la vitre et il est redescendu.

La journée est finie. Il s’est allongé sur son lit et revoit la fille. Il a envie de la rencontrer mais il est anxieux de ce qu’il lui dira la prochaine fois. «Comment est-ce que je vais l’approcher ? Elle est si belle… Son sourire, son regard, la façon dont elle parle… »
La semaine a passé trop lentement. Il était impatient de la revoir. Tous les jours il avait réfléchi à ce qu’il pourrait lui dire, mais le mercredi est arrivé et il n’avait rien trouvé. Il a commencé à nettoyer les vitres et quand il est arrivé à son appartement, il l’a cherchée du regard mais il ne l’a pas vue. Soudain, elle a traversé le salon; il a essayé de la saluer en agitant les mains, mais elle ne l’a pas remarqué.
 A la fin de la journée, après avoir fini son travail, il est rentré chez lui, déçu. Les journées passaient et rien ne se passait. La seule chose qu’il avait pu lui dire était « bonjour » ou «comment ça va ? ». Il se sentait imbécile.
Un jour après son travail, en allant au supermarket, il est passé devant le drugstore de la 10ème avenue et il a vu la fille avec un homme. L’homme la regardait dans les yeux, lui parlait avec chaleur et elle, elle souriait souvent. Tous ses rêves se sont effondrés, il a perdu tout espoir. Il est rentré chez lui, triste.
Toute sa vie, il avait voulu des choses qu’il n’avait pas eu la possibilité d’obtenir. Ce n’était rien. Juste une autre chance de gâchée à cause de son manque de courage. Une chance parmi celles qui étaient passées et celles qui se reproduiraient sans qu’il les saisisse. Il s’est mis à la fenêtre et a regardé dans la nuit ces milliers d’autres fenêtres obscures, comme celles qu’il était condamné à nettoyer.

Au même moment, la porte de l’appartement du trente-septième étage s’ouvre et la fille pose ses clefs sur une table basse. Elle est soucieuse. Elle pense à quelqu’un qui est entré par hasard dans sa vie. C’est un New-Yorkais, simple, gentil et charmant. Mais elle ne peut le voir que les mercredis pendant 15 minutes: quand il nettoie sa fenêtre. Et il est clair, qu’il ne s’intéresse pas du tout à elle. Il l’a croisée cet après-midi sans même la remarquer. Elle ne peut rien faire. Elle s’approche de la vitre, la caresse de la main et contemple la nuit.

 

 

 

580.    Peinture sur papier de Georges Badin Badin7


 Un tableau onirique
«  La surface de la peinture germe en espace où ramper d’abord, puis nager et se redresser, respirer, marcher, s’éveiller en ouvrant de nouvelles paupières pour voir au-delà de la vue. »
A perte de vue, Michel Butor,
(à propos de Georges Badin)

Elle était bouleversée. Pour la première fois de sa petite vie , elle comprenait que de toute façon tout change . Elle se rappelait tous les moments infinis qu’elle avait vécus avec Orphée. Malheureusement, ces moments étaient passés. Deux heures avant, Orphée avait choisi de mettre fin à ses jours. Elle voulait disparaître et ne plus jamais aimer ou être aimée.
Ses pensées la conduisirent sur la plage déserte où elle allait souvent avec lui. Il faisait nuit. Elle se sentait seule et avait peur. Elle se mit à l’eau et nagea en regardant les rochers devant elle, qui évoquaient des corps. Elle sentait l’aura d’Orphée s’étendre dans l’atmosphère qui devenait de plus en plus mystérieuse. La lune répandait sa lumière rousse. Il y avait deux heures qu’Orphée avait choisi de se noyer sur cette plage…
Elle pleurait… Elle croyait que ses larmes la noieraient. Ses yeux restaient fixés sur le rivage. Elle ne savait plus si ce qu’elle contemplait était les rochers ou un corps, ce corps chéri… Le corps d’Orphée. Soudain, une lumière l’éblouit. Elle sentit quelqu’un la toucher et entendit : « Eurydice, réveille-toi, mon amour, c’est un cauchemar ! » Elle ouvrit les yeux, regarda Orphée, l’embrassa et se mit à pleurer.
  « Ne pleure pas Eurydice ! Je suis là ! Mais que s’est-il passé ? », demanda Orphée.
Elle lui a décrit son rêve en détail et elle a réalisé que l’image dont elle se souvenait le mieux était le paysage de la mer et des rochers.
« Mais bien sûr ! », s’exclama Orphée, « c’est le tableau que nous avons vu à l’exposition de Georges Badin ! ».

 

581. © Véronique Vercheval V7


  Portraits
Enfants et travailleurs : le bus n°125

Tous les matins, le bus No 125 suit le trajet Ministère de la Défense Nationale – Gare routière à Yvoir. D’abord montent deux gamins, Sylvestre et Folakémine. Leurs parents sont demandeurs d’asile et viennent du Rwanda. Ils vont à l’école ensemble à Yvoir, non loin de Charleroi .
Ils se moquent l’un de l’autre et quand  d’autres passagers montent, leurs remarques se dirigent contre eux. Bien qu’il soit très tôt le matin, ils ont envie de rire et crier, sans égard pour les autres.
Après monte M. Jean Raynaud, cadre commercial à RTBF (Radio Télévision Belges). Il prend le bus chaque matin, depuis dix jours, car il a eu un accident grave et sa voiture est totalement irréparable. Alors, il a dû la laisser au garage en attendant de toucher la prime d’assurance.
Trois stations plus tard, attend Mme Morvan. Elle est l’image typique de la « maîtresse de maison », parce qu’elle va presque tous les jours au supermarché pour faire des courses pour la famille.
Quelques stations plus loin, tous les passagers descendent. Le bus se dirige vers le carrefour de Namur, où souvent le feu rouge l’arrête. Après il tourne à droite, pour prendre M. Lucky. C’est un ouvrier d’usine à la retraite, qui chaque dimanche joue aux cartes avec des « amis », jusqu’au matin. Son nom d’origine est Georges mais chaque fois qu’il perd une grosse somme d’argent, il change de nom. Il croit qu’ainsi il aura plus de chance la prochaine fois.
Un arrêt plus loin, monte une jeune femme qui travaille dans une chocolaterie. Elle s’appelle Angéla. Elle porte toujours des vêtements excentriques. Elle a les cheveux mauves et elle se maquille exagérément . Pour ne pas s’ennuyer dans le bus, elle lit toujours des « Arlequins ».
Mais voilà qu’un lundi un pneu du bus No 125 éclate. Alors il ne peut plus poursuivre son trajet. La circulation est intense et le conducteur doit garer le bus sur le trottoir. Malgré ses efforts, la masse énorme du bus rend la circulation plus difficile. Les réactions des passagers sont diverses : M. Raynaud stressé par son boulot, se met à injurier le conducteur. Quand il comprend que cette attitude n’arrange rien, il sort son portable de sa poche et il téléphone au bureau. Mme Morvan bougonne que, comme toujours, c’est la faute du système et que jamais personne ne pense à ses problèmes.
M. « Lucky » à son tour en voyant que le bus n’arrive pas, décide de se promener un peu pour calculer l’argent qu’il a perdu. Quelques mètres après le carrefour, il rencontre Angéla, qui venait aux nouvelles, et ils se promènent ensemble. Pour lui, elle est la chance dont il a vraiment besoin. Pour elle, il est l’occasion de vivre une aventure comme celles de ses « Arlequins »….
Ils ne sont pas les seuls à se réjouir de cet incident : Sylvestre et Folakémine sont ravis. Ils sortent des billes et commencent à jouer: quelques heures de vraie liberté loin de l’école ou du centre d’accueil des réfugiés ¼

582.  photographie de Constance Griffon Du Bellay   constance (3) 

 

SONNET

        C était le18 juillet par un après-midi humide. Dans la petite maison de la rue Anthéon, au deuxième étage, se trouvait une vieille femme, madame Lelouda, et sa petite fille, Myrsini. Le fils de madame Lelouda était mort depuis 3 jours et la tristesse régnait dans la maison.
La vieille, qui avait visité avec son fils quelques semaines plus tôt une exposition de Constances Griffon du Bellay, se souvint de cette photo bizarre avec des caractères  d’imprimerie. Elle avait pensé à un puzzle. Elle décida de distraire sa petite fille en cherchant des mots. Ensuite, elles écriraient un poème qui la consolerait peut-être de la mort de son père. 



IL était UNE FOIS UN village lointain
Où LES gens NE fermaient  jamais leurs beaux YEUX
IL n ’y a pas QUE DEs êtres humains chez EUX
Car C’ EST UN village plein DE petits LUTINs
  
CE N’ EST pas facile DE vivre dans CE jardin
SI ON peut pas toujours faire pour LE mieux
Pas seulement pour nous, mais aussi pour LES vieux
Car ON perdrait LE privilège DU BUTIN

Quant à TON père, C’EST DU pareil AU MÊME
IL EST mort. Ses derniers MOTS étaient : ‘je vous AIME’
CE village enchanté EST désormais SA maison

IL EST peut-être près DE LA MER OU D’UN MONT
DE toute façon, ILS resteront comme ILS SONT
Maintenant, Myrsini, TU SAIS CE QU’EST LA MORT                        

 

583. Mayer Frères, portrait individuel de Napoléon IIIPapier albuminé mayer

 

 Napoléon III

     C ´était un jour ordinaire. Phillip était assis à la table etl faisait ses devoirs comme
habituellement .Pour le prochain jour il devait apprendre les dates biograpiques les plus
importantes de Napoléon III.
Quand il était en train de se plonger dans son livre d´histoire sa soeur, qui est cadette et un peu naive entrait dans la chambre.

Amélie: Salut Phillip!
Phillip: Salut!
A.: Qu´est-ce que c´est?
P-C´est une photo de Napoléon III.
    Je suis en train d´apprendre les dates biographiques de lui.pour demain.
A-Napoléon III? Bizarre! Je ne connais que Napoléon Bonaparte I.
    Je n´ai jamais eu des nouvelles  de Napoléon III.
    Est-ce que lui et Napoléon I sont des proches parents?
P- Je ne sais pas. Ici,  il est seulement  écrit   :   Il est né à Paris le 20. Avril 1808.
A-Oh, donc nous avons l´anniversaire au même jour .
P-Oui, mais laisse-moi continuer à lire: Il est mort à Chrislehurst dans le Kent
le 9 Janvier 1837. Et là , il est écrit : Charles Louis Napoléon est le neveu de Napoléon I.
A-Qui est-ce qui sont ses parents?
P-Son père est Louis Bonaparte . Sa mère  est la Hortense de Beauharnais,la fille de l´impératrice Joséphine. Il a été élévé par sa mére et  Philippe Lebas ,fils du conventionnel robespierriste.
A-Quelle profession est-ce qu´il a eu?
P- D´abord il a été officier d´artillerie de l´armée helvétique aprés qu´il est allé au  collège
militaire d´Augsbourg .
A- Oh ,c´est très ennuyeux ! Pourquoi est-ce que les hommes voulaient souvent devenir des
officiers d´autrefois?
P-C´était justement un métier , dans lequel on pouvait faire carrière . De plus, beaucoup de gens devenaient célèbres comme des officiers. De plus Napoléon III voulait restituer l´empire napoléonien .Peut-être il espérait qu´il pouvait imposer cela mieux comme un officier.
A-Comment est-ce qu´il a essayé de réussir à faire cela?
P-Il tente un coup de main à Straßbourg le 30 octobre 1836 parce qu´il a cru qu´il pouvait
compter sur certains commandants d´unités de la région.
A- Alors est-ce qu´il a été couronné de succès ?
P-Non , il est arrêté, embarqué sur une frégate et débarqué aux Etats Unis .
A-Eh-bien. C´était lui-même qui est responsable. Faire un essai de putsch est une bête
idée. Mais on apprend de cette faute.
P-Je crains que ce soit  une erreur. Le 6 août 1840 il a  débarqué  près de Boulogne à la tête
d´une cinquantaine de conjurés. Ce deuxième essai de putsch aussi n´a pas réussi pitoyablement. Il a été arrêté quelques heures plus tard. L´ennui c´est que cette deuxième fois il a été  condamné par la Cour des pairs à l´emprisonnement perpétuel.
A-Oh Dieu!Le pauvre ! Si j´était à sa place je deviendrais très dépressive quand je devrais être
dans une cellule toute la journée.
P-Un jour dans un prison n´est pas trop grave .Ce serait même très détendu.Mais je doit te
donner raison .Ce sera terrible être dans un prison des années durantes . Je crois que je
mourrais d´ennui.
A-Qu´est-ce que Napoléon a fait pendant tout ce temps ?

P-Il est écrit: Enfermé au fort de Ham il s´y livre avec une grande curiosité d´esprit à des
travaux historiques, économiques, sociaux et politiques.
A- Et qu´est-ce qu´il a fait après sa détention?
P-Il n´a pas tiré sa détention entièrement . En mai 1846, après six ans de captivité il a  emprunté les vêtements d´un macon surnommé Badinguet et a parvenu à s´échapper.
A-C´était très malin.
P-Oui, tu l´as dit.Et désormais tout marchait comme il voulait.
Il s´est présenté à la présidence de la République le 10 décembre 1848. Avant,il a été réélu en septembre dans cinq  départements. Les monarchistes se sont  ralliés à lui et donc il pouvait bien diriger dans la République .
A- C´était sûrement l´apogée de sa carrière !
P- Non. La situation devenait encore plus mieux pour lui. Par le coup d´Etat qui a été plébiscité le 21.décembre 1851 il recevait le pouvoir dictatorial (son mandat de présidence a été porté à dix ans et il est devenu le commandant de l´armée) Ensuite son désir de restituer l´empire napoléonien s´est réalisé.
A-Est- ce que c´était en même an?
P-Non, cela s´est  fait l´année prochaine (le 21. Décembre 1852) par un nouveau plébiscité
destiné .
A-A partir de maintenant il était sûrement absolument heureux et content, n´est-ce pas?
P-Moi j´aurais été heureux si j´avait été lui. Mais il faisait bêtement une faute grave.
A-Qu´est-ce qu´il a fait?
P-Je ne te le veux pas livrer parce que tu seras sûrement vexée.
A-Mais enfin,dit-le!
P-Il épousait une femme.
A-Tu es très drôle,ha ,ha,ha.Je trouve que c´est très beau de se marier. Mais qui est-ce qu´il a épousé?
P-Il s´est marié avec Eugenie de Montijo.
A-Son nom est drôle.Quel âge est-ce qu´il a eu de ce temps?
P-Il a eu 45 ans.
A-C´est très tard.
P-Oui,c´est vrai. De plus sa femme lui a donné un fils en 1856 quand il a eu 58 ans . On peut qualifier cela d´un tard bonheur de paternité.
A-Comment est-ce que sa situation professionnelle était pendant ce temps? Est-ce qu´il a
réussi à se maintenir au pouvoir ?
P-Oui . Il a pris soin de cela par la réorganisation de Paris. Par cela il voulait abaisser la
probabilité des révolutions futures contre son gouvernement.
A- Est-ce que c´était le seule ce qu´il a fait?
P- Non, sous son régime il y avait une grande expansion du textile, de la chimie, de la
sidérurgie et de la métallurgie. Il a aussi été responsable de  la modernisation de l´agriculture, la création de grandes banques. L´industrie a été financée par des crédits. Cela a permis un fort essor économique et industriel.
A-C´était génial ! Donc tous les gens ont été une bonne vie, n´est-ce pas?
P-Non, c´est une erreur. Car l´expansion économique ne profite pas aux classes démunies. Durant les années 1852-1870 seulement les sorts des notabilités qui soutiennent le
régime impérial ont été améliorés.
A-Est-ce que les classes dénumies n´ont pas fait une révolte?
P- Mais si!  Les syndicats, tolérés depuis 1866, se multiplient sous l´impulsion de l´Internationale et les grêves .La principale cause pour beaucoup de grèves a été la baisse des
salaires réels en raison des difficultés économiques.
A-Comment est-ce que Napoléon III a  réagi  à cela?

P-Il ne pouvait plus  arriver à ses fins. Napoléon III devait bon gré mal gré faire des
concessions.
A-Qu ést-ce qu´il devait faire?
P-D´abord, il devait transformer son régime en un empire libéral. Après la victoire électorale
de l´opposition en 1869 il a été forcé de convoquer un ministère réformiste.
A-On voit ici qu´on pouvait perdre le pouvoir très vite .
P-Oui.Et c´était seulement le début de son déclin politique. En 1870 il a bêtement  concluré
délibéré la guerre entre la France et la Prusse.Après le bataille de Sedan son armée devait
capituler et Napoléon III a été fait prisonnier en Prusse. Et cela était aussi la fin du deuxième empire.
A-C´est dommage qu´il n´ y ait  pas de happy end .
P-C´est la vie . Je pense que j´ai appris assez aujourd´hui. Je suis très fatigué. Donc, maintenant je me couche. Bonne nuit!
A- Bonne nuit!

584. khnopff_bruges

 

 Le désert propage le silence, de porte en porte. Une ville est enveloppée dans l’oubli du néant qui semble ramener à la décadence de quelques dix ans avant. Dans une place, seule et vide, se déroule l’histoire de ce tableau, plat et sobre, comme un masque fixé déjà par le temps. Un vent rougeâtre efface les traces et les vies sur le pavé. Sur le trottoir, qui entoure la place desolée, se ferment impertubables les portes des maisons grises et mélancoliques. Les fenêtres, aveuglées par les rideaux, semblent peintes sur les façades, masques, elles aussi, de l’oubli qui avance. Les toits, découpés et dentelés, s’appuient au ciel et cachent des paysages de rien. Il n’y a plus de soupirs qui animent le bourg de tuf. Mais peut-être, il n’existe plus de maisons qui cachent quelques chose, il n’existe plus de fenêtres sans rideaux, il n’existe plus de traces dans les rues de la ville. Tout est en décadence, tout est usé, en silence. Personne ne s’agenouille p
 lus au puits pour prendre l’eau. Un seau bat et résonne sur les briques nus. Personne ne tire plus d’eau pour le village mort.



585. Pierre Petit, Vue de Saint Cloud Papier albuminé petitstcloud

 

Cette photographie dépourvue de couleurs vivantes, reflète dès le premier abord l’absurdité de la vie où tout finira par sombrer, même les édifices les plus puissants…
Le mariage agonisant du noir et du brun supprime tout issu d’espoir, comme s’il n’y a plus de nouveaux chemins, comme si une simple journée ensoleillée ne peut plus jamais se faufiler dans ce détour de malheurs.
J’ai longuement observé la photo avant de fermer les yeux sur ce conte de guerre, ce chapitre de destruction. Je pouvais entendre les cris de désespoir déchirant la feuille pour venir hanter ma plénitude, je pouvais même voir rôder les âmes perdues dans ce fracas à la recherche d’une petite lueur parmi ces pierres blessées, ces murs effondrés, ces immeubles saccagés, ce quartier pulvérisé… Et à cet instant même, si éloignée de ce témoin reflétant la cruauté de la vanité et l’indifférence de l’arrogance, je peux toujours écouter le silence qui submerge après la mort, les cris évanouis des mères dévastées, des pères démolis et des enfants perdus.
Cette voleuse d’âmes n’a volé qu’un instant de répit après une avalanche de bombardements, une embuscade de pierres et une croisade de mort… Pourtant, toute cette obscurité au bas de la photo demeure en quelque sorte trahie par un éclair éblouissant qui déchire le ciel violemment … Cependant, je ressens quelque chose de plus puissant, un pouvoir mystérieux mais profond, un travail caché mais effectif… Ce soleil qui apparaît timidement entre ces nuages alourdis par les ténèbres porte en lui un certain changement…
Qui sait ? C’est peut-être une nouvelle aspiration, un jeune espoir qui verra naître un autre quartier portant sur lui et en lui les plaies de son ancêtre… C’est vraiment beau, quand meurtris, nous relevons la tête pour voir ressurgir le printemps avec toute sa beauté, son allégresse et ses pigeons…
L’horizon après tout, ne se borne jamais à ce qu’affirme ce miroir de la vérité !

 

 

 

 

586. Photographie de Constance Griffon Du Bellay  constance(7)

 

Une jeune touriste tchèque s´est arrêtée et elle a essuyé la sueur de son front. Elle avait l´air tout à fait normal, comme des milles et des milles d´autres touristes à Paris.  Dans ses tee-shirts et ses shorts, ils font l´impression d´une foule des sportifs fuyards à travers Paris, par-ci, par-là, sans savoir où ni pourquoi ils se hâtent. Ils tentent peut-être de gagner le premier prix, mais en vérité, il en existe un?  Est-ce que c´est voir tous les monuments, les endroits glorieux dont tout le monde chante des louanges? Mais, cependant, ils vont les voir avec beaucoup d´autres têtes entassés l´un à côté de l´autre. Cela peut évoquer une image des sensations collectives stupéfaites. Un bon exemple à vous faire comprendre; un feu d´artifice. On regarde tout en haut et on crie: „Ah! Oh! Ah! Quelle beauté! Oh! Magnifique!…“.  Mais est-ce que c´est la meilleure pratique quant à contempler les monuments?
   Notre touriste croyait que non. Elle était donc profondément malheureuse, elle a failli pleurer… Dans cet état, elle s´est arrêtée devant une basilique de Sacré coeur. A perte de vue des têtes qui transpirent abondamment. Elle s´est assise sur l´escalier. Il faisait chaud, insupportablement chaud. Elle a voulu intensivement être seule.
   Tout à coup, elle a vu…quoi donc?… un coquillage à côté d´elle. C´était incompréhensible, car on se trouvait en plein Paris, aucune mer à l´horizon et pourtant, un très joli coquillage, vert et bleu, sur le sommet azuré et au dedans nacré, était posé sur l´escalier. Des tas de gens sont passée près de lui sans rien apercevoir (ils doivent, en tout cas, faire attention à Sacré coeur!). Notre fille était bien surprise par cette rencontre inattendu. Imaginez, il s´agissait d´un coquillage que tout le monde rêve de trouver sur la plage. Mais ici? Qu´est-ce qu´il faisait devant Sacré coeur? Lui aussi a suivi un pèlerinage ou plutôt des masses des touristes pour pouvoir voir une Basilique prodigieuse. On n´en savait rien. On sait seulement qu´une fille triste en voyant le coquillage, l´a pris dans la main et elle l´a observé longtemps avec le sourire enchanté. Soudain, le coquillage a commencé à chantonner, d´une mélodie silencieuse, lente. La jeune fille a frémi et elle a pris p
 eur. Mais une force magique ne lui a pas permis de laisser tomber ce trésor. La fille l´a donc regardé et petit à petit, elle l´a approché vers son oreille. D´abord, elle a à peine distingué les petits sons, mais ensuite, elle a pu entendre les mots voire tout le chant. Et de quoi le coquillage lui a parlé? Si vous tendez  vos oreilles, si vous cessez de percevoir le monde d´autour et si vous concentrez seulement sur la fille, sur son visage pour y chercher le plus petit frissonnement, ainsi pourra-t-on deviner qu´est-ce que le coquillage lui a murmuré……..
    C´était une chanson de l´amour. Un homme charmant, robuste et très mélancolique à l´intérieur était amoureux d´une fille , une peintre débutante. L´homme était un poète. Il était si heureux avec sa Marie, ils avaient passé cinq ans ensemble. Ils venaient voir leurs amis à Montmartre, un lieu plein d´artistes. AU bateau-lavoir, le domicile simple de Picasso, ils s´étaient rencontrés, tous ces peintres ou poètes de Paris de l´époque autour de l´an 1900. Et d´où ils étaient sortis aux promenades à Paris ou dans les cafés, les cabarets. Marie et son amant avaient fait un part important de ce groupe des êtres bohèmes... Hélas, puisque tout passe, l´amour aussi s´en était allé. Un jour,  Marie l´avait abandonné. Il avait resté seul, malheureux. Il avait marché le long de la Seine et les vers …sous le pont Mirabeau coule la Seine… lui avaient surgi dans la tête. Oui, notre coquillage a chanté de Guillaume Apollinaire.
Comme Guillaume s´était promené au bord de la Seine, il avait vu quelque chose étincelante sous l´eau. Il l´avait amenée et l´avait cachée dans sa poche. Malgré sa tristesse indicible il avait voulu faire plaisir à un de ses nombreux amis. Il était juste allé chez Picasso,   il lui avait donc fait un cadeau. Un coquillage splendide! Mais enfin, le coquillage avais été rangé au grenier. Ah, malheureux destin de tous les choses dont on n´a plus besoin.
La coquille a telle chance qu´un enfant, car les enfants sont les plus grands collectionneurs des trucs inutiles, donc l´enfant de cinq ans l´a trouvée au grenier et désormais, il va se dire „Le propriétaire d´un coquillage superbe“. Vous devriez voir quelle grande joie cela lui a fait! Et imaginez maintenant, durant la promenade avec sa maman, il a tenu sa richesse toujours dans les deux mains; le petit coquillage était si lourd. Seulement pour un petit moment (le moment pour lécher la glace), il l´a reposé sur l´escalier. Et puis, parce que sa mère a été déjà impatiente, ils se sont pressés et le coquillage a resté seul, abandonné. Jusqu´à un instant dans lequel une jeune touriste tchèque est arrivée.
…..…Elle écoute la chanson, étonnée comme jamais auparavant dans sa vie. Le coquillage me chante en pleine ville…suis-je folle? Et soudainement, elle voit maman agacée avec son petit qui renifle. „Où donc?“, demande la femme furieuse. „Je… sais pas“, répond en sanglotant l´enfant. „Mais, maman, je dois le trouver, il sait chanter…“ „Ne me raconte pas des bêtises, comment pourrait le coquillage chanter?“ Crie déjà la mère et l´enfant éclate en pleurs. „Tu as une très grande imagination, toi!“ L´enfant pleure beaucoup, il s´assoit, tandis que la  touriste dans le tee-shirt et shorts (comme des milles d´autres) tenant le coquillage nacré se dresse, s´approche vers l´enfant et lui donne sa fortune. Ensuite elle dit à la femme: „Ce sont seulement des enfant qui ont telle grande imagination…Et…pourtant, ce coquillage chante…joliment.“ Et elle monte dans une Basilique. Il y a la nef  réservée à ceux qui prient. Alors, malgré les cliquettements des appareils photographiques, elle  s´agenouille et se demande comment tout ça est possible.

 

587. Edgar Degas Le tub 1886 Orsay 7 

 

 J'adore le corps de la femme! Je me suis inspire toute ma vie de ses formes qui sont les synonymes de la perfection et de sa harmonie qui me fait penser que la beauté est la promesse du bonheur. La femme a été la derniere création de Dieu et la plus belle. En creant la femme, Dieu a délivre l'homme de la plus grande souffrance: celle d'etre seul. Les femmes ont la vocation de protéger le monde des hommes en qualite de mere, de le purifier en qualité de vierge et de donner a ce monde un ame, leur âme.
  Mais moi je ne suis pas un homme, je suis un artiste. Je suis comme un moine, j'ai renonce volontiers aux charmes de la femme, a la richesse et je n'obéisse qu'a mon inspiration. Moi j'ai epouse l'Art.
  Les critiques d'art disent de moi que je suis un impressionniste. Peut-être je le suis, peut-être je ne le suis pas. Ce monde exterieur ne m'intéresse pas, je me considère un indépendant. Moi je suis un ermite. Je ne vis que dans mon atelier. Pour moi vivre c'est travailler. Je rejette tous ceux qui viennent frapper a ma porte, exceptant mes amis peintres et mes modèles. Je suis d'une méchanceté absolue parce que je n'ai pas trop de temps a perdre. Quand je ne travaille pour quelques heures je me sens si coupable comme si j'avais perdu aux cartes toute une fortune. Pourtant, j'ai mes moments quand j'ai besoin de socialiser, de voir des gens, de leur parler.
  Maintenant je suis désespère. Le Diable veut voler mon talent. Il m'a envoye une maladie pour voler ma vue, pour éteindre la lumière de mes yeux. Cette malédiction s'appelle cécité. A cause de cette maladie je ne peux plus supporter la lumière et le soleil et je suis oblige a peindre seulement des interieurs. Je suis déprimé, furieux, susceptible. Pour moi c'est la fin du monde. Si je ne pouvais plus peindre, je ne serais plus rien. Rien. Je suis encore plus malheureux parce que je dois renoncer a mes ballerines, a mes anges.
  Mais, une idee me passe par la tete! Je commencerai a peindre les femmes comme des gens simples... Je les montrerai sans coquetterie, tout naturelles, dans l'etat des betes qui se nettoient. Des femmes qui font leur toilette, qui se lavent, qui se coiffent ou sortent du bain. Elles seront des balerines sans balet, déshabillées de la splendeur de la scène, de l'élégance du geste dansant, de la lumière nuageuse du tulle.
  Je m'habille en hâte, je prends mon haut-de-forme, quelques cartons, mes pastels et je vais chez Fantine, une de mes amies ballerines. Je cours comme un fou sur les rues, j'ignore tous qui me saluent. J'arrive a sa porte et je frappe. Personne ne répond. Je me rends compte que la porte est ouverte et j'entre. J'entends du bruit dans la chambre a cote. C'est Fantine qui prend une bain. C'est même l'image dont j'ai besoin! Je la salue et je lui partage mon idee. Elle accepte en rigolant.
  Je m'assieds sur une chaise derriere elle et je me mets a faire des croquis. Dans une demi-heure mon tableau est termine. A cause de ma maladie je vois tout a travers du brouillard, je ne distingue pas tres bien les contours, c'est pour cela que j'utilise des couleurs violents. Elle me demande pour qui je ne me suis pas assis devant elle. Je lui réponds que je préfère regarder les nus en arrière parce que je saisis mieux les attitudes les plus spontanees, les plus naturelles. Elle veut savoir comment je vais intituler le tableau. Je pense un instant et je lui dis "Le tub". "Pourquoi?" elle me demande emerveille. "Parce que des aujourd'hui je commence a m'initier dans les rites du mystere feminin" je lui reponds...  

 

588. Edgar Degas Dans un café ou L'Absinthe 1876  ORSAY14

 

C'etait une après-midi de Mars. Un après-midi comme toutes les autres avec la seul différence qu'au lieu de laver le linge sur la Seine, j'était dans un Café.Devant moi un verre d'absinthe.
Solitaire, sombre, occupé à m'interroger sur ma vie et surtout sur ma condition actuelle de blanchisseuse.
Ah...comme je désirais être une femme riche..mais on ne devait pas s'affliger.Tout compte fait, je n'était pas trop malheureuse:j'avais un travail,des enfants , un mari..Mais je  me sentais inutile, nulle comparée au monde , insignifiante et lasse de mon travail.
Je voulais changer , pourquoi-pas, découvrir le monde.Visiter le nouveau,aller à l'aventure dans des territoires inconnus. Je fermais les yeux et mon esprit voyageait comme une toupie. Mais après, j'ouvrait les yeux et me retrouverais là, assise dans un Café.
Toojours moi, Loiuse la blanchisseuse. Je ne sais pas pourquoi j'était allée là, cet après-midi et je ne m'explique pas l'absinthe..je le déteste.
à coté de moi, un petit monsieur, grassouillet, qui tournait les yeux ailleurs.Il semblait ne pas s'apercevoir de ma figure.Parfois je fixais mes yeux sur lui comme pour lui faire comprendrema désolation..mais rien, un autre monde.
J'ai bu mon verre, J'ai payé et je suis rentrée chez-moi..

 

589. Gustave Courbet 1819-1877 L'Atelier du peintre 1855 ORSAY4

 

Dans cet après-midi de 1855, Gustave était là, en train de peindre un immense ciel bleu, qui colorait la toile avec toute la délicatesse d’un homme si sensible.
Voilà le vert des arbres, une fois clair, une fois foncé, et le marron des troncs grands, et encore le bleu du ciel, le blanc immaculé des nuages et, détail réaliste, les ombres.
Pourtant en face de lui il n’y avait qu’un mur plat, stérile et mort. Sa nature, au contraire, était si vive et multiforme !
J’étais là et je le regardais, sans prêter attention au bruit provoqué par les gens qui étaient entrés.
Je me sentais belle. Je me sentais vraie. Et nue.
Oui, j’étais nue, mais je n’avais honte ni de Gustave, ni des autres personnes que je ne connaissais pas et qui étaient en train de créer deux groupes, un devant moi, et l’autre derrière moi.
Je regardais au tour de moi et j’apercevais des differences parmi les personnes : d’une côté je ne voyais que des ivrognes, des saltimbanques et des sots, avec la tête tristement baissée et l’attitude pensive, qui paraissaient avoir le poids de la vie sur leurs épaules ; de l’autre côté, les personnes qui paraissaient bien connaître Gustave, riant et se moquant d’elles-mêmes, comme si la vie coulait sans problèmes.
Je me tournai pour regarder Gustave, mais je vis parmi les gens devant moi une femme habillée de chiffons qui était en train de nourrir au sein son bébé.
Je voulais proposer à mon peintre d’immortaliser cet image si belle, mais je changeai d’avis : son paysage était trop palpitant.
Près de cette figure féminime lumineuse dans sa maternité, il y avait un pauvre vieux, inanimé et désespéré, qui cherchait à vendre ses étoffes, et un peu plus loin, un homme mauvais et terrorisant : il regardait le vieux et, après, il se tournait vers la femme, vers Gustave et vers les autres hommes qui se trouvaient derrière moi et ainsi de suite.
Il faisait peur, ainsi je décidai de ne plus le regarder, même si je sentais ses yeux sur moi.
Je concentrai mon attention sur les hommes derrière moi : j’avais déjà vu quelques visages, mais je ne savais pas leur donner un nom, ainsi je le domandai à Gustave.
Ma curiosité était concentrée sur un homme en particulier : il était assis dans un coin, plongé dans la lecture d’un livre jauni.
Il répondit : « C’est Charles. Baudelaire. J’ai lu son livre sur l’art de Delacroix. C’est un bon écrivain, mais il n’est pas encore connu. Regarde… il y a d’autres personnes que tu devrais connaitre ; il y a Champfleury, par exemple. Est-ce que tu te souviens de lui ? Il m’a défendu de la critique au Salon de 1849 et, après, pendant le scandale de mon tableau L’enterrement. Ah, voilà, il y a Bruyas et Prud’hon. Est-ce que tu ne te souviens vraiment pas ? »
Je fis signe que oui. Bruyas était un grand ami de Gustave, il lui commissionnait souvent des tableaux.
De Prud’hon, par contre, je connaissais un tableau, « La Justice et la Vengeance divine poursuivant le crime ».
Même s’il n’était pas peintre, moi, j’avais aimé sa touche tout de suite.
Pendent ce temps, il s’était plongé une autre fois dans sa peinture… en effet, il ne l’avait jamais abandonnée, même quand il était en train de me parler.
Je me rendit compte que, près de moi, il y avait le passé, le présent et le futur de Gustave.
Et moi, qu’est-ce que je répresentais ?
Devant, je voyais son passé, symbolisé par ces personnes humbles, qui paressaient être le père, d’une part seigneur et de l’autre paysan, le grand-père, fidèle aux principess de 1789, et la mère, figure prudente et avisée.
Derrière moi, au contraire, il y avait ses amis actuels et, entre eux, quelqu’un qui lui aurait porté bonheur, par exemple Alfred Bruyas.
Je ne savais pas où me placer, j’étais son présent, mai j’aurais voulu représenter son futur aussi.
Absorbée par mes pensées, je n’avait pas vu un enfant, vêtu de pièces consues ensemble.
Il était si doux avec ce visage rond et ces grands yeux curieux.
Etrangement, Gustave commença à me parler et à m’expliquer que lui, qui avait été défini un réaliste, faisait de l’art vif, c’est-à-dire qu’il traduisait les coûtumes, les idées, les aspects de son temps selon sa propre évalutation, et ce paysage représentait un lieu dans lequel il allait souvent quand il était enfant.
Aussitôt qu’il eût terminé de parler, un homme grand, distingué, s’approcha de lui et lui demanda avec qu’il était en train de parler ; alors Gustave, avec le pointe de son pinceau, m’indiqua et l’homme le regarda d’une air assez étonné : peut-être parce que j’étais nue ?
Il continua, surprenant Gustave : « Est-ce que tu ne vois pas que ces gens ne t’écoutent pas ? »
Gustave souleva les yeux de la toile pour la première fois pour le regarder et pour répliquer qu’il fallait que j’écoute, mai il dut se taire.
A sa cotés il n’y avait personne, si non un long drap blanc attaché par un coin à un clou du chevalet.
Il baissa la tête et, insouciant de l’homme, il poursuivit à peindre ce qu’il avait vu : au centre, ce paysage visité quand il était petit, avec lui-même devant, occupé dans la peinture et, à mesure que la vue s’élargissait, le ciel disparaissait pour laisser place aux briques de la chambre sombre et foncée, mais pleine de monde, avec la mère et son enfant assis, le mendiant et cette figure inquiétante.
Puis, de l’autre côté, voilà naître tout bas, des coups de pinceau de Gustave, Baudelaire, Champfleury, Bruyas, Prud’hon.
« Il manque quelque chose. »
Se dédiant à la partie centrale, commençant à prendre forme l’enfant et, un peu plus loin, une femme nue, en train de se careser avec un drapeau blanc, aussi candide qu’elle.
« Peut-être m’a-t-on considéré fou, mais je suis le seul à savoir comment se sont passés les choses. Voilà la Verité ! ».

590. Agence Keystone, La Grève des dockers à Seattle, entre 1930 et 1940 keystone


Il fait beau dans la ville Châlon-sur-Saône en France. Julien, un petit garçon âgé de 12 ans, et sa mère Marie visitent le musée Nicéphore Niépce. Celui-ci expose en ce moment un grand nombre de photos d’anciens évènements importants du monde. Marie veut les montrer à Julien parce qu’elle a l’intention de lui expliquer quelques photos. Les deux entrent dans le grand musée et regardent autour d’eux. « Ah, là il y a une exposition de l’ agence Keystone. L’offre d’images de l’agence Keystone ne contient pas seulement les images d’information ou de sujet mais aussi des images de catalogue et d’histoire. Un photographe de l’agence a fait une photographie très expressive de la grève des dockers à Seattle en 1934. Tu te souviens encore ? Je t’en ai déjà parlé», dit Marie. « Je ne le sais plus ! Cela m’intéresse beaucoup. Peut-être que j’ai besoin de cette connaissance dans le cours d’histoire. Raconte, s’il te plaît », répond-il. « D’abord, cherchons cette photographie. » Marie et J
 ulien se baladent au long des couloirs très longs. Après quelque temps, ils voient une porte avec l’inscription : « L’exposition de l’agence Keystone ». « Voilà, nous sommes arrivés ! », dit Julien et ils entrent dans la chambre. Ils remarquent le grand nombre de photos, entre autres la photo désignant la grève. Julien est étonné de la multitude des photos et crie : « Combien de photos y a-t-il ! Celle- ci est la photo avec les soldats, ne ce pas vrai ? », et il montre la photo du doigt. «  Mais pourquoi est- ce que les caméramans portent des masques à gaz ? » « Calme- toi Julien, asseyons- nous, d’abord. » Ils prennent deux chaises et s’assoient devant l’image. « Alors, commençons. Cette histoire n’est pas courte. Donc, incline- toi en arrière et écoute- moi bien :
« Cette photo a été prise entre 1930 – 1940, strictement parlant en 1934, pendant la grève des dockers à Seattle. À l’époque, certains ouvriers avaient fondé la ILA (International Longshoremen Association). Cette organisation aidait les ouvriers à se joindre à l’organisation de leur choix. En outre, ils pouvaient faire du commerce avec la ILA. Mais la ville de Séattle a refusé la collaboration avec la ILA. C’était le 5 juillet en 1934. À cause de cette situation, personne ne pouvait commercer et la situation était tendue. Le nombre des grévistes s’élevait à 1200 et on craignait un autre « Bloody Thursday (« jeudi sanglant »)» comme il y avait un à Séattle en 1919 au cours duquel plus de 1000 grévistes avaient été tués.  Revenons à l’année 1934 : Charles Smith, le maire, ayant les pleins pouvoirs sur la police, ordonnait une attaque contre le quartier général des grévistes, par une série de rafles. Cette tactique avait fait ses preuves dans la grève à Séattle en 1919 dans laqu
 elle la police avait pu arrêter 28 personnes. Mais les ouvriers lançaient une attaque- surprise contre le quartier général de la police ce qui a mené à un conflit très violent. 300 policiers étaient armés de mitrailleuses et de grenades lacrymogènes. Quelques grévistes avaient été tués par des grenades lacrymogènes et beaucoup d’autres avaient été grièvement blessés. Après cette confrontation, la ville avait reconnu qu’elle devait prendre au sérieux les exigences des ouvriers d’obtenir une amélioration des conditions de travail et une augmentation des salaires. Pour ainsi éviter d’autres confrontations, la ville avait permis de faire du commerce avec la ILA et les ouvriers obtenaient leur augmentation de salaire. Le 31 juillet 1934, les ouvriers étaient revenus à leurs travaux et la grève avait été finie officiellement. » - « Et pourquoi y a-t-il des caméras de cinéma sur la photo ? » - « C’est ce que je te dirai maintenant », répond Marie et continue à  tout lui raconter. «
  Sur la photo tu peux voir deux caméramans qui sont entourées et protégées par quatre soldats. Ils portent des masques à gaz et des combinaisons protectrices afin de garantir leur protection. Dans l’arrière-plan, tu peux voir un blindé ce qui montre que les soldats se sont préparés pour éviter des attaques.  De plus, tu peux remarquer une église derrière le blindé à cause des fenêtres gotiques. Les soldats donnent l’impression d’être agressifs, car, ils se trouvent dans une position prête à tirer.
Par cette photo, l’agence Keystone a l’intention de montrer que même les médias ne reculent devant rien. Il faut toujours avoir un reporter qui transmet des informations et qui fait des photos. Les médias mettent en danger des gens innocents, seulement, pour obtenir les meilleures photos et informations. Pour l’agence, il était important d’être sur place. D’une part, elle veut être sur place pour gagner beaucoup d’argent, mais d’autre part, elle a aussi l’intention d’informer la population de ce spectacle le plus vite possible. C’était le même cas dans la guerre en Irak. Nos reporters se sont mis en danger seulement pour montrer au pays les meilleures photos et pour informer les gens de l’actualité politique. Il est vrai que les reporters gagnent beaucoup d’argent mais ils risquent aussi leur vie. A l’époque, je crois, c’était le même cas et les médias devaient enregistrer chaque évènement sur bande. Tu vois qu’on ne peux pas faire cela et j’espère que tu gardes cette expérie
 nce pour l’avenir », dit Marie et termine son histoire. Julien est encore tout à fait confus de ce qu’il vient d’écouter. Enfin, les deux se lèvent et se mettent en route vers la sortie.

 

591. Série Palestine © Véronique Vercheval V13

 

Interprétation d’une image

 Véronique Vercheval est née à Charleroi en 1958. Elle a travaillé de 1979 à 1983 pour le magazine « Voyelles » comme photo journaliste. Elle a fait des reportages sur la condition des femmes. Depuis 1989 elle travaille pour différents théâtres. Elle n’a jamais cherché l’image extraordinaire. Elle veut montrer la vie quotidienne dans différentes régions du monde.  
 
La photo a été faite le 29 avril 2002. Elle montre le check point de Ramallah en Israël. Ramallah est le siège du président du Palestiniens l’Arafat. Un jeune soldat israélien est assis sur une affile et observe la rue et les gens qui font leurs emplois quotidiens.Des Palestiniens et des Israéliens meurent presque chaque jour. Les soldats dans la ville ont peur et sont nerveux.

Pour quelqu’un qui n’a jamais été en Israël ou une autre région en crise, le scénario de cette photographie apparaît artificiel, dangereux et peut-être absurde. Artificiel parce qu’on ne voit pas les militaires dans la rue et à plus forte raison pas avec la fonction d’un observateur. Et quand on voit les abris et l’armement des soldats, on sent tout de suite qu’il y a un danger. L’arme ne donne pas un sentiment de sécurité, on se rappelle qu’il y a de mauvais temps et on se produit un avis en chaque moment. On pense qu’il est absurde parce qu’on voit seulement  des hommes et femmes qui s’occupent d’emplois quotidiens. Alors pourquoi est-ce que les soldats ont besoin de leurs armes ? On a l’impression que les gens ne sont pas concernés par les soldats, qui observent les gens. Ils essayent d’oublier les superviseurs, parce que ce pays est leur patrie et ils veulent vivre aussi normalement que possible. Mais aussi pour les jeunes soldats israéliens ce pays est leur patrie. Ils
 ont l’ordre de garder leur pays et à cause de cela ils viennent en contact avec le décès. Ainsi les deux peuples s'observent et cette phase est interrompue par des avis et des impacts de récompense. C’est un changement entre les deux phases et les peuples ne peuvent pas se libérer de cela.
Actuellement les Israéliens suppriment des agglomérations et donnent le pays aux Palestiniens. On peut espérer qu’on reprend le procès et qu’il seru inutile tôt ou tard d’observer le voisin. Car alors on peut parler d’une confiance mutuelle. Et cette confiance est absolument nécessaire pour une paix durable. Les gens qui vivent dans cette région doivent s’habituer au fait que leur vie est maîtrisée de terreur et de force. Ils connaissent seulement cette vie et ils ne peuvent pas s'imaginer de vivre dans la paix et dans une harmonie. C’est la tragédie de ce conflit, que la jeunesse doit grandir dans un temps de violence et de peur. Et il n’y a pas une fin à cette période. Pour créer une paix durable, il doit exister une balance et une égalité des droits entre les peuples de sorte que les enfants ont la possibilité d’un avenir amélioré et paisible. Si cela réussit, la jeunesse des peuples pourrait attacher une relation qui garantie un paix durable.    

 

 

 

592. Eugène Delacroix Jeune orpheline au cimetière 1824  louvre (4)

 

 Il fait froid.  Il est six heures du soir- l’heure du coucher du soleil- mais le soleil ne brille pas aujourd’hui.  Le ciel est couvert de nuages, et l’air est calme.  Subitement, un vent féroce m’agite les cheveux.  Mes yeux se remplissent de larmes à cause du froid.  Je m’essuie les yeux avec une manche sale de ma robe.  Bien qu’il n’y ait personne autour de moi, je sens que je ne suis pas toute seule. 
     Je trébuche sur les tombeaux et je tousse car il y a beaucoup de poussière.  Je déchire ma robe, mais ça m’est égal.  Comme j’ai faim et je suis fatiguée!  Un corbeau crie dans le lointain, et des chauves-souris volent au dessus de moi.  Cela m’effraie.  Avec un coeur déprimé, je veux rebrousser chemin.  Mais quelque chose m’oblige à continuer à marcher.
     Je tombe parce qu’il y a un fossé- peut être un tombeau qui n’a jamais été fini.  Je commence à pleurer.  Pourquoi moi? Je suis si jeune. Même si je n’ai que seize ans, je me sens comme une vieille dame.  Je serais naïve de croire que ma vie orpheline sera normale.   Toutes mes amies ont des parents! Que deviendrais-je sans eux?  Je cherche la raison pour laquelle j’existe encore.
     J’entend un voix paisible qui dit, “Ne pleure pas, ma chérie.” Quand je me tourne la tête, j’ai le souffle coupé.  En arrière plan, avec mes propres yeux, je vois ma mère et mon père.  Ils me regardent avec des sourires fiers- mais distants.  Je reste bouche beé.  Je bégaie, “mais…comment…”. Ma mère semble si mince et faible, mais elle est encore belle.  Elle se tourne vers mon père, et, avec un soupir triste, il hoche sa tête.  Leurs regards me hantent. 
Le 10 septembre, l’année passée, mes parents sont morts.  

593. Photographie de Constance Griffon Du Bellay  Constance (10)


C'etait un jour extraordinaire. En ete il fait bon dehors meme quand le soleil se prepare a se coucher.Je me suis promene au centre de la ville. La journee magnifique...Beaucoup de gens...la marchande des quatre saisons a pousse sa voiture par les rues de la ville, des messieurs et des dames sur la terasse de cafe ont bu, ont fait la conversation et ont regarde les passants, l'agent a ete debout a un carrefour de la ville, donc je me suis promene en observant la  rapide vie dans la ville et alors je suis arrive au petit marche qui etait sur la place du village. J'ai entendu que le tambourineur a passe par les rues,en arretant de temps en temps. Tout a coup j'ai remarque quelques boules vraiment tres glacees. Comme un charmeur, un magicien a les oublie en se depechant loin. J'ai les observe attentivement..les visions ou seulement les reflets? Sur la surface d'une boule j'ai vu une femme avec l'histore dans les mains. C'etait une jeune femme- Nadine qui avait perdu son coeur a cause de l'amour. Donc, un jour en se promenant dans la foret elle a rencontre un jeune homme. Elle est tombee amoureuse de lui tout d'un coup parce qu'il lui a donne des lunettes roses, mais il a disparu. Puis en rentrant chez soi Nadine s'est sentee bizarre, comme elle avait perdu quelque chose... Elle a comprit que c'etait son coeur, mais ou? Nadine a cherche comme folle par tout... dans l'armour, sous le lit, sur la tablette, mais rien. Elle etait chagrine. Le jour suivant, quand elle s'est levee, Nadine est allée au marche. Les marchands, les baraques rouges, blanches par tout, le bruit assourdissant... Nadine a passe  devant le marchand de la viande..le comptoir immense, vaste."Les coeurs pour tout les gouts, vous en avez besoin!!" a crie le marchand." Quoi faire? " a pense  Nadine. Donnez- moi celui- ci!" " Avec plaisir, mais la prochaine fois soiez attentive avec votre coeur..." Et alors, je vous ai raconte l'histoire que j'avais vu sur le reftet d'une boule.

 

594. Georges Seurat Cirque 1890-1891 Orsay21

 

ASSIS SUR LE PLUS HAUT SIEGE DU STADE, JE ME SENTAIS COMME IL Y AVAIT DES COUTEAUX DANS MES JAMBES.  NOUS AVIONS PRIS LE TRAIN, MON PERE ETMOI, POUR ALLER AU CIRQUE, ET IL N’Y AVAIT PAS BEAUCOUP D’ESPACE.  QUOIQUE MON PERE AIT ECONOMISE DEPUIS LONGTEMPS, IL AVAIT DUACHETER LES BILLETS LES MOINS CHERS.  A LA GARE, NOUS AVIONS ETE MIS DANS UN COMPARTEMENT AVEC DES ANIMAUX, ET APRES ETRE ARRIVES A PARIS, JE SENTAIS COMME LES CHEVAUX AVEC LESQUELS J’AVAIS PARTAGE LE TRAIN.  J’ETAIS TRISTE, PARCE QUE ME MERE AVAIT PASSE UN MOIS A ME FAIRE UNE NOUVELLE ROBE EN COTON POUR MON VOYAGE.  MON PERE AVAIT FAIT POUSSER LE COTON LUI-MEME.  IL EST AGRICULTEUR. AU CIRQUE, MON “ESSENCE DE CHEVAL” A DISPARU PARMI LES AUTRES MELANGES.  UN HOMME AVEC LE CRANE COMME UN OEUF, ET QUI N’AVAIT QU’UN OEIL, FAISAIT DE PETITS CREPES POUR LES ENFANTS.  J’EN AVAIS ENVIE, MAIS IL FALLAIT GARDER NOTRE ARGENT.  IL Y AVAIT UN GOUT DE CAOUTCHOUC DANS MA BOUCHE QUAND JE SUIS PASSE DEVANT UN HOMME QUI SOUFFLAIT DANS DE GRANDS BALLONS ROSES, L’ODEUR ETAIT SI FORTE. MAIS, EN M’ASSEYANT DANS MON SIEGE, J’AI OUBLIE TOUTES LES CHOSES QUE J’AVAIS VUES ET QUE J’AVAIS SENTIES DEVANT LE CHAPITEAU: L’HOMME CHAUVE, LES CREPES, ET LES BALLONS.  J’AI REGARDE LA JEUNE FILLE SUR LE CHEVAL SANS FAIRE UN CLIN D’OEIL.  SUR UN DOIGT DE PIED, ELLE SEMBLAIT COMME LE COU D’UN GIRAFE.  TOUT D’UN COUP, JE ME SUIS RENDU COMPTE DE LA RAISON POUR LAQUELLE J’AVAIS ETE MISE SUR TERRE: POUR RENDRE HEUREUX LES ENFANTS DE TOUS LES PAYS, DE TOUT LE MONDE!  LES PETITS RIRAIENT EN ME VOYANT SUR MON CHEVAL; ILS FRAPPERAIENT DES MAINS, ILS DIRAIENT “ENCORE, ENCORE!”  ILS OUBLIERAIENT LES REGLES DE LEURS PARENTS, ILS OUBLIERAIENT QUE L’ARGENT LEUR MANQUE...LA, A COTE DE MON PAPA, J’AI FAIT MA DECISION.

 

595. Jean-François Millet Le Printemps 1868-1873 ORSAY19

 

Voilà un tableau qui me provoque à chercher – quoi, je ne sais pas. La vie, la nature, l’harmonie, l’éternité…non, ça ne semble pas être mon cas. Ces catégories sont des clichés que l’on met dans un sujet de rédaction en classe quand on veut faire sembler philosophe et recevoir une bonne note. Mais le problème est qu’il ne me viennent à l’esprit que des pensées qu’on a écouté et écoutera toujours – voilà le printemps, le renouvaeu, la nature, peut-être le paradis perdu, la paix… Donc je puisse fournir un grand effort pour écrire tout cela d’une manière pathétique, même poétique, peut-être impressionnant – comment je suis touchée de la beauté exceptionnelle de ce paysage, comment je sens l’aromate des fleurs et des feuilles, j’aspire l’air frais et calme après la pluie et, en apercevant l’arc-en-ciel, je me sens privilégiée à apprendre le mystère de la Vie, je me sens « le cinquième élément », égale aux forces premières de la Nature…Et bien sûr, purif
 iée – on est toujours purifié dans la Nature. Mais je ne veux pas faire ce qu’on attend de moi et je ne vais pas décrire les métamorphoses miraculeuses qui se seraient produites dans mon âme si j’avais eu l’occasion de me réfugier dans un tel coin renaissant, irréel, infiniment éloigné de tout ce qui me trouble. C’est parce que je suppose que tout le monde a eu des moments pareils ou, au moins s’est imaginé une place pareille – rêvée, désirée, place de l’harmonie et de la vraie force. Je suppose que tout le monde connait très bien tout ce qui me vient à l’esprit en regardant ce paysage. Et le pire est que je ne fournirai pas un grand effort à décrire mes sentiments poétiques – il est toujours très facile d’utiliser les clichés créés par des personnalités qui peut-être ne se sont point  imaginé qu’ils créaient des modèles de penser éternels.
Mais revenons à la question : qu’est-ce que je cherche dans cette oeuvre – comme je connais ces sentiments-là, il est impossible d’essayer de découvrir n’importe quoi. Je l’observe encore et je constate que je connais bien tout ce qui est là, sous ces arbres et au-dessus d’eux. Il n’y a rien qui me surpris, qui me choque – et malgré que j’apprécie le plus les choses qui frappent, j’aime ce paysage d’un amour impossible à être senti sans me souvenir du regard romantique. Oui, celui de l’époque du romantisme, qui a créé les clichés dont j’ai un peu parlé, et c’est ça qui les fait sembler universels et immortels – tout simplement qu’ils le sont. Et voilà la vérité qui n’a pas tardé de surgir à l’esprit (normalement, c’est le sens général des romantiques – être impressionné, ébloui de la Nature pour connaître la Vérité) quand j’ai commencé à réfléchir sur les idées du romantisme qui voit l’âme humaine comme un « reflet » du cosmos, nommé Nature  – j’aime le tableau parce que j’ai
 me l’être humain qui est là, dans chaque petit point coloré du paysage. Voilà la lumière qui vient de… l’être humain ne sait pas d’où elle vient, mais cela lui fait penser qu’il y a toujours de lumière qui attend que le nuage s’attire. Un arbre - un côté de l’étrange nature humaine est éclairé, mais un autre, peut-être le plus fructueux (à cette étape du chemin) reste obscur, inconnu. Et bien sûr le chemin – le symbole universel de la vie – il y a un tournant, mais l’être humain ne peut être arrêté par un simple « inconnu ». Le plus important est que le début de ce shemin est inondé de lumière – symbole universel de l’énergie et de tout ce qui provoque la vie. L’arc-en-ciel est pour l’être humain le miracle, le mystère de savoir, de vouloir toujours savoir plus et de la séduction de d’adorer l’obscurité comme la lumière. N’est-il pas le même élan romantique vers tout ce qui est contradictoire, qui me fait reconnaître ma propre individualité dans l’être humain que je viens de
  décrire, qui contemple cette oeuvre et s’imagine pouvoir pénétrer dans son sens le plus profond et d’y reconnaitre soi-même ?  Et n’est-il pas l’amour de mon propre âme qui me fait aimer les autres individualités en adorant cette oeuvre ? !